‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 232 sur 359 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

que ce fiit pour échapper k l'œU clairvoyant de son père que , en 1 7 1 2 , Alexis consentit à prendre pour épouse une fille belle. et yertueuse, du sang de Wolfenbûttel; mais que sa barbarie mal contenue y en amenant la mort de cette aimable et douce princesse , a bientôt rompu ce nouveau lien de la Russie avec la civilisation/ européenne. £t c'est le Tzar lui-même qui leur déclare « qu'alors > « le 27 octobre 1 7 1 5, le jour même des funérailles c( de la victime y ne pouvant plus méconnaître dans c< son opiniâtre héritier, l'ennemi de tous ses bons « desseins, il lui a déclaré , débouche et par écrit : «Qu'il n'avait pu sans doute oublier l'opprcfs- « sion de la patrie par les Suédois, leur usurpation « des provinces maritimes , d'où ils interdisaient w aux Russes toute communication avec le reste (c du inonde, et mettaient un voile épais sur l,es « yeux des clairvoyans ; enfin , tout ce qu'il en « avait coûté à la patrie , tremblante devant cet « ennemi , pour s'instruire au point de le faire « trembler à son tour.

i< Mais que la joie si grande que, lui son père « et son scHXverain , éprouvait pour tant de bien&its « dont le d^l avait comblé ses travaux , s'eflaçait « devant la douleur plus grande encore de voir w l'héritier de l'empire rejefcer tous les moyens de « le gouverner après lui.

« Pourquoi refiise-t-il d'apprendre Fart de la « guerre, ses règles, sa discipline, par lesquels la

4a4 LIVRE X.

« Ru^ie est enfin sortie de l'ûbsouritë , et siois « lesquels il ne pourra la. défendre? Ne sailnil pas ii que l'empire grec luÎHtvi^e est tombé pw* Foiu siveté? Peut*etre oompt&4>-il sur s^. généraux; H mais n'est-ce point au cbef seul^ qui attire et H fixe tous les regards , à donner l'exampici ?

M Qu'il voie Fœdor; aes oociqmtîons devinnmt (( celles de ses sujets : tous étudierait ses inelinau tions» et s'y confomièr^ait. S'ils ont sacrifié si « &çilement leurs {dâisxrs auiK plaisirs de ce prince « son prédéœsfiteur, combien plus &cilemeiit en-- « core> à l'exem^e de son paresseux et indo<dle u neveu > renonceraiesit-ils à leurs travaux !

(c Son inclination^ dit- il ^ l'en âoignel Msàs (c comment s'instruire sans pratiquer^ et comment^ K sans instruction 9 savoir commander ' et récoma penser ou punir à propos? enfin , comment alors « gouverner sans emprunter des yeux.et tout faire (( par autrui y comme un jeune oiseau qui aUend « encore sa nourriture ?

i< Qu'il n'allègue plus la £iibies6e de sa sauté, « puisqu'on lui demande mxnns de s'exposer a\ix (C fatigues de la gueire que d'eu appi«ndre l'art. (C Qu'il veuille I il suffira, à l'exemple. de sonpréw décesseur , qui sut bien introduire les haras en « Russie^ quoiqu'il fuit trop faible pour manier (f un cheval fougueux.

' Manifeste, d'après le Résident allemand.

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