‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 235 sur 359 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

pocur oéUhtmy dems un festin ^ te départ de mn père.

Enfin y sept mois après ce mensonge , le 27 août 1716^ et de Copenhague, Pierre a ordonné à son fik de se décider : il faut qu'il Tienne su]>4e« champ le joindre à son armée ^ ou qull fixe le Jour de sa renonciation au monde.

La réponse du Tzaréwitz a été un nouyeau men** songe. Il a feint d'obéir à l'appel de son père , et il a fui che2 les nations étrangères.

Ici y le Taar déclare sans déguisement aux graids de son empire, comment il a fsdt revenir près de lui ce fils libelle; sa grâce promise, put» retirée ou devenue conditionnelle ; les interrogatoires qu'il hii a fait subir, les aveux obtenus. Il termine enfin en livrant ce coupable à leur justice.

Le prince comparait devant eux; il aVK)ue qu'il a totgours et volontairement fermé ses yeux aux nouvelles lumières ; que souvent il a détroit sa santé par des remèdes inutiles pour se donner un prétexte de rester dans l'oisiveté; que même un jour, pressé par son père , il est encore convenu qu'il s'était regardé conune l'espérance des vieux Russes et du petit peuple.

Des témoins l'ont entendu s'écrier: « Que, s'il u en trouvait l'occasion pendant l'absence du Tzar, « il dirait un mot aux archevêques, qui le rediraient w aux popes, et les popes à leurs paroissiens, et (c qu'on le ferait régner, même malgré lui ! Qu'a-

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<i lors on Terrait tnen que Pétârsboorg^ et cette « marine qu'il avait en horreur, ne resteraient pas a long-temps aux Russes. »

Quant à ceux qui l'avaient rattaché à la civilisation par son mariage , « c'étaient y avait-il dit , des « infâmes qui lui avaient lié au cou une femme dia- « bolique I un jour il ferait planter leurs tètes sur a un poteau. » Et, quant à sa désertion, il a voulu, dit-il, éviter le cloître, quoique ses conseillers lui eussent dit , « qu'il pouvait écrire autant de renonce dations au trône qu'il lui plairait I que même des « vœux monastiques étaient de ces contrats de « bonnes gens des temps passés I qu'<m ne clouait i< pas le £roc sur la tète ! »

Lui-même enfin ajoute, qu'ayant préféré la fiiite , il a écrit de son refuge au sénat et aux arche* véques , et s'est tenu prêt , non seulement à succéder de gré ou de force à son père, dont il souhaitait la mort, mais à profiter, de son vivant même, d'une révolte impatiemment désirée, pour le prédpiter du trône.

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