CHAPITRE VI
VoiLA^ dâiis cette fimesteiparCië^ie son immensfo carrière^ quelle fat la peirsëvëraiite et tcrrîMe «nîapbhe de Pierre-Ie^Graudl.AiMi^entde triom{^ar à elle seule^ la politique ! Maintenant^ qiiel est Cehu q]% s'appujànt uniquement 'Comme elle, stir cette gratide et inflexible raison d'Éiàt, lé pied ésa^.hi victixûA, osera dire : Ce ne fat poûxt un meui^tre^ «e fat un sacrifice I.un acte de nécessité et non- de bune! xinè fatalité dejsituation! fatalhépèlitiqne, qui 9 selon Tayis du plus grand gueirier et législateur des temps iik)dâcfie&, poiirrait resbplacer, cEans iios' poèmes 9 cette fs^ité religieuse dont les tra^ giques* iindens ont fait un -ai grand et si terrible usage. > .' . . !
FatâJilé toiil;éf<»sI>i!en dangeneiise'à interpréter'! qtiànd le prini;e, qui se fie à son inspiration', se faisant iki df eu de ésl politiqae^ se crée des néoes^ silés , auxquelles il sacrifie k* génération présente et jusqu'à son fils I éùEu , lorsqpi'il accepte une si effrayante responsabilité y qu'en le jugeant, Thisto* rien, saisi d'hotreur et d'admiration, ose à peine absoudre , de peur de paraître compliee.
Cependant les mémoires d'alws^ écrits, il est vrai, par des étrangers, dont la perte d'Alexis fai-
sait le salut y ont approuve. Déjà même l'ëcrivain le plus célèbre des temps niodeities a sanctionné cet arrêt fatal. Enfin , ce qui impose le plus , c'est cette ferme conviction dVn grand homme ^ qui le conduit graduellement et de conséquences en conséquences à cet afiireux sacrifice , doi^it lui-Qeme publie hautement les détails y auquel il a voulu que tout son empire assîslAt y et qu'à son tour le ciel semble avoir récompensé par le succès.
Elle est grande , sans doute y cette dSroyable victoire de la politique contre la nature y et l'on conçoit l'hésitation de l'histoire y quand elle n'enyisage que cette partie d'une telle catastrophe. Mais àfieine fixe-t-elle ses yeux^ sa moralité, qu'un cri d'horreur lui échappe.
Alors tombe à ses yeux, souillée d'iniquité , de perfidie y de férocité y oette politique y à elle seule si périssable, et pourtant si hautaine, si méprisante dans ses triomphes ; enfin , si orgueilleuse de succès dont elle ne doitla durée qu'à cett« morale éternelle y qui , grâce au ciel , survit à ses coups d'État , et empêche qu'ils ne passent en principes?
On a vu. la marche d'abord mesurée de c^tte politique colossale!, dans les conseils de Pierre à son fils; dans ses remontrances,. £ie^ ayertissemens et ses menaces répétées ; dans son hésitation à les^ accomplir ; puis tout à coup, la fuit^ et le rétour du rebelle , son procès et sa condamnation.
Xl'est entre cette faite et cette condamnation