CHAPITRE VIII
privée, était au souverain. Le Grand-prince, comme le seigneur, vivait des amendes qu'imposait sa justice, et du revenu ou du tribut de ses terres; ce tribut se payait, comme à présent celui de Sibérie, en nature où il n'y avait que la nature , en argent où le commerce avec Gherson , Byzance et Winettes, avait introduit l'argent. *
On dit ici tribut, au lieu de revenu; car tout ceci sentait la conquête.
U semble que la seule marque de sujétion du seigneur sous ce rapport , et ce qu'on peut bien appeler impôt, était le service militaire, mais avec toutes ses charges; il fallait joindre le prince, armé, monté, pourvu de vivres, et bien suivi.
Les juges étaient ambulans; ils s'adjoignaient, sar les lieux, douze notables jurés, assermentés comme en Scandinavie , ou comme en Danemarck *, depuis Hodbrock , roi du huitième siècle.
Plusieurs autres lois imposent le respect des propriétés meubles et immeubles; elles sont d'un détail si judicieux dans l'intérêt du commerce, qu'il est évident qu'elles furent faites surtout pour Novgorod.
' Karamsin dit (ju'il fut frappé de la monnaie à Kief , du temp» d'iaroslaf, et à son effigie. F", aussi Weydemeyer. • r. Karamsin, cit. Saxon le grammairien (vol. II, p. 79).
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