CHAPITRE I
Hongrie, et pat^elk la Pologne; maïs une victoire coûteuse en Silésie , et la misère du Êrândebourg les ayant dégoûtes , ils s'en tinrent à la Russie.
Cependant, avec le secours des Polovtzy, les Âlains auraient pu défendre l'entrée de la Russie d'Europe aux Tatars , qui l'attaquèrent d'abord par le sud*-ouest de la Caspienne et les défilés du Caucase; mais les Polovtzy, trompé$ par des offres d'amitié, et par le souvenir d'une même origine , abandonnèrent les Âlains. Ceux-ci écrasés, le Cau*case franchi, ce fut le tour des Polovtzy, qui, chassés jusqu'au Dnieper, implorèrent le secours des princes de Kief et de Galitch.
Ces princes sentirent leur intérêt, et s'unirent aux Polovtzy. Ce fat alors que les envoyés tatars lurent massacrés, en venant offrir aux Russes la même amitié dont ils avaient leurré les Polovtzy. La ligue des Russes était incomplète; ils fmrent attirés par une feinte retraite sur les bords de la Kalka , près de l'embouchure du Don. Là , le prince de Galitdi voidut vaincre sans celui de Kief, qui , de son côté , le laissa battre , et fut à son tour mas^ sacré : tout le midi de la Russie fut alors ravagé , après quoi les Tatars se retirèrent.
Ce précis de leur première, expédition de i23ï , fait voir avec quelle politique prudente et dissimulée, ces Tatars préparaient une guerre, qu'ils allaient faire avec toute la fureur de la barbarie : ce que dit Montesquieu du caractère d'Attila peint