CHAPITRE IIÏ
accpiérait des richesses avec lesquelles il "gagnait les gouverneurs tatars et le khan lui-même; mais ce succès était incertain , et les princes russes s'aperçurent enfin qu'un voyage à la horde décidant de la couronne, la guerre devenait inutile. Ce ne fut donc bientôt plus qu'à cette horde et dans l'esprit du khan qu'ils se combattirent; on se fit moins de guerres civiles, les Tatars furent plus rarement appelés, la Russie respira.
C'était une grande faute aux khans d'avoir conservé un Grand-prince ; c'en fîit une plus grande, et une conséquence de la première, de lui mettre dans la main une souveraineté disproportionnée avec celles qui l'entouraient, de le nommer trop long-temps dans la même, branche, de lui donner des armées pour s'établir, et la faculté de les séduire eux-mêmes par de plus riches présens.
U en résulta que les princes apanages osèrent moins se mesurer avec ces Grands -princes, déjà plus puissans qu'eux , et ainsi soutenus ; ne pouvant se mesurer contre lui, ils se battirent entre eux, €t augmentèrent sa force de leur faiblesse.
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