‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 68 sur 359 · CHAPITRE VI. ïa · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. ïa

grandissait au milieu d'eux y ne connaîtrait qu'eux , et récompenserait leurs services dans leurs ejifans; car, de la succession du pouvoir dans une même branche 9 suivait la succession des gii&ces et des dignités dans les mêmes familles.

Les Boyards avaient compris leur intérêt à cet ordre de succession ^ avant que Dmitry leût établi en principe. Là, conune ailleurs, le fait précéda le droit : c'est pourquoi ils avaient rétabli la suc-? cession directe dans ce petit -fils d'Iwan Kalita; c étaient eux qui l'avaient fait Grand-prince dès l'âge de douze ans , et qui lui avaient soumis les autres princes. On les verra de même, vers i43o, maintenir cet ordre de succession dans Vassilil'Aveugle. Les annalistes contemporains disent que ces anciens Boyards de la Grande-principauté dé^ testaient la succession entre frères; car alors chaque prince de l»*anche latérale , y arrivait de son apa«* nage avec d'autres Boyards toujours préférés > qu'il ne pouvait satisfaire et établir qu'aux dépens des anciens.

C'est ainsi que des places plus importantes et transmissibles, de plus riches faveurs, une protection héréditaire et plus sûre , enfin de plus grandes esipérances, attirèrent et retinrent près des Grands-princes une noblesse militaire. Bientôt, son élévation au niveau des petits princes ra-« baissés flatta sa vanité, et acheva sa réunion î^ l'autorité principale.

Ce fidt ez|^iqiie les dernières paroles de Du Donskoî k ses Bojards, quand il leur reconun son fils : Sous mon rêgney leur dit-il, vou fuies point des Boyards y mais de vériu princes de la Russie.

En efl^y pooT ne citer <jne qndqoes exem on peot Toir qoe ses années fiirent aussi sou oommandées par des Bo jards qœ par des prii et; que dès-lors œ n^était plus un prince du s mais un Boyard du Grand-primse , qui était lieutenant à NoTgorod.

Ken fJbs, la succession de père oi^fils s bUssant, fl j eut, dès son principe, deux mil tés (cdles de Ihnitrj et de VassiU, son pedt-i poidant lesqudles les Bojards composant le soi de régnice gouvernèrent FÊtat, et se troi rent les ^piux, et meuie les supérieurs des pri apanages. C^est pourquoi nous Terrons, en i! les Bojards de Boris, demi»- prince de Souz le livrer ainsi que son apanage, à Vassili Dmi vitch de Moscou. Le motif de leur traliison i trouve que dans leur intérêt^ puisque le Gn prince de Moscou leur confiait les aqpanages mettait ainsi les nobles à la place des princes.

Ce (|ui est très remarquable en Dmitry Dous c'est, d'une part, la vigueur avec hqiiell dompte ces princes; et de Fautre , ses ménagen pour ses Bovards. D'après Karamsiii , c'est siu^i à leur orgueil jaloux du tyssiald^y de Mosc

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