LIVRE IV. - CH.\PITRE VIII
résistance tpie l’ennemi lui oppose lui paraît une çévolte , et il fait jeter dans des chaudières brûlantes, ou embrocher à des lances et rôtir tout vîvans ses prisonniers, sur des brasiers (pie lui-
même attise.
L’impudirpie se mettant au-dessus de toutes les , lois, épouse sept femmes; sa belle-fdle elle-même est forcée de le fuir, épouTantée de sa lubricité. Pour comble d'usurpation , il prend l’air d’un inspiré * , et jusqu’aux dehors (pie notre courte imagintttion prête à la Divinité; il se fait dieu dans l’esprit.de ses peuples. Tout ce (pii vient de sa main, coups ^ blessures, jusipi’aux traitemens les plus avilissons, est reçu avec résignation, avec adoration. Dieu et ,1e Czar ne sont plus séparés dans l’aveugle • ct 'sél^ile* -soumission de ces peuples : leurs dictons . • pfOT^biaûx l’établissent ainsi , et à l’influence des ch(^es et des hommes, sC joint celle des mots, dont force est plus durable (pi’on ne pense.
. JE^fih , dans une humble supplique (pie lui adiTs- , sent, ses sujets les plus fidèles , sa frénésie voit en- * ob(fe‘uq,e conjuration de boyards, dont le premier k seul capable de lui succéder, ser^t lê^c^cf; l’insensé, transporté de rage, ren- TerSé .'v sc's pieds, d’un coup d’épieu, cet es^ir de sa.rao^'i|MIûr èxpirpr lui-même bientôt après , dôvcii^J-4Ç êegi’els sans remords, et en ordonnant dé,ïiôu^eïmx* supplices. ♦ . * * *
V, sa lettre à Battori.
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