CHAPITRE I.'* / ai
punissaient le ^éculat ; mais on rentrait' eîi plhce en sortant des mains du bourreau; ce qui perdait d’honneur la place, et ôtait le déshonneur ii la punition , ou plutôt ce qui supposait un mampic «riionneiu' général.
L’usage des Grands -princes de choisir leurs femmes au milieu des filles de la noblesse i-éunies; l’esclayage des prisonniers de guerre; les, longues méridiennes ; le respect , le goût pour l’embonpoint; le silence absolu devant le Czar, tel rpi’au dire d’un étranger, en fermant les yeux au milieu ^ , de la cour la plus noiiibreuse , on eût pu se croire ^ dans un déserl ; les bazars; le pugilat; les pleureuses louées pour les enterremens; l’habit long, cpii peut convenir aux Asiatiques, la douceur de leur climat invitant à la paresse, que ce vêtement favorise ; les longues barbes; l’habit de moine dont Iwan IV, ainsi que plusieurs de scs prédéccsseui's , se fit revêtir à sa mort; enfin la composition de sa • cour, à la fois si gi’ossièrc et si souipbieuse ; tout cela montre rpac cette nation n’avait pris des Grecs et des Talars que ce qu’il était le plus fitçiJe d’eiv acquérir; des usages, des préjugés et des vices.
Ces mêmes usages avaient exclu les femmes de la société, ce qui pourrait motiver le so<lomispie dont on accusait jadis les Russes. Mais qui oserait donner une cause naturelle àmne’ horreur contré nature! Il faut chercher ailleurs,- et plus bas, la .source impure d’ime telle dépravatjon dans une