CHAPITRE H. »a
Une ancienne loi de Pskof cx)nstituait pour toujours.les laboumu's de son territoire comme ses tributaires et ses ouvriers ; car il seinbh; cpi’à l’exception de quebpies onodvortzy, campagnanls possesseurs de terres , il n’ j avait de propriétaires fonciers (pie les gens de guerre , les marebauds et les citoyens des villes.
Cependant, les paysans prolétaire» étaient librfcs • de la glèbe, et maîtres de se louer à (jui ils vou* laient , à vié ou à te'rme. , -m*%
Ceci est fort à œnsidérer ; là surtout çst la dilléf rence entre les temps féodaux dii ptnple russe et^ ceux du reste de l’Europe. Alors régnait partout le droit du plus fort. En Europe, les nobles l’ayaiit emporté sur les villes et les princes, la nécessité d’un ordre quelcoi\que y étàblit la hiérarchie- féodale, et les peuples des villes et des campagnes furent esclaves. Chez- les Russès, les print^ (kan^ restés maîtres de villês puissantes^ ot les campagnes .sans manbirs féodaux, les plébéiens fusent protégés ; il n’y «eut point d’éscîavage de la' glèbe^, point de serfs , mais' des niiita^ers , des hommes à gages;, çt dans les villes , uii tribornd pour faire respecter leufs (xmtrots. .e • -
Or, de cette liberté et de.cptte protection des ck^Sj on doit conclure (jue les paysans abandou- I (aient sans cesse leurs champs^, bù ils'gtaient à la niePéi de tous }es genr^ de ^èmi,.pour -•^eoir se lofter dan^'les/yiiles et .y cherche»’ fortune; cpfaloi»
7^4 ’LTVHR V.
CCS villes furent siiifçulièrement peuplées, sujettes à des agitations populaires, (pielcpiefois appelées aux conseils et aux élections des princes; et que, dans les villes comnuîrcantes surtout , la classe Commerçante dut être souvent prééminente. Comment donc la liberté n’en est-elle pas résultée? car les cités furent, de tout temps, son berceau et son * réfôge.’ * "
• ;Mais, trop séparées dans cette inunense étendue, * •-elles agissaient sans ensemble : cpiand on parle de
Lt Russie V les* mots de distance, détendue, de dis-
per^ïon.% reviennent toujours, et s’appliquent a
‘touti •' ■ , ' •
, D’ailleurs ,1e pays étent, en •général , très plât,
dflrait'peu,de ces positious de difficile ‘accès qui
plaisent -à la libwté. ^ ‘ '
Ces cités , avçc leurs.murailks de terre et de bois
résineux', ne pouvaient- être» des nsiles bien sûrs;
yoyt’z-lés, aù> treizième siècle, presque toutes
brûlées^ par les Tatars; voyez, -sous Iwati IV,’ les
^Polonais prendre toutes 'celles 'xpi’ils assiégwit en
mettant le- feu à Itnirs remparts..'De telles villes,
assez fortes ^contresleursncffilesj.fiirent faibles de- * - • • • vant leurs princes , et ne purent; se passer d’eu:^.
On saîtqu'e, le grand nombre de ces princes et k'
rareté des villes 'avaieht fait de chacune 'd'elles un
apanage J tîlt'^e lés' fidèles 'qpi'eutouraient.chaqtie
prinqp* apanage, 'lib'formment. une garde perma-
nènle e*t refiouffible., te gouvernetajont
.mui)ii^:d