CHAPITRE IV
Eh ! de quel autre iiisti'uinent que le despotisme pouvait-il se servir avec ce peuple triplement esclave par la conquête des premiers Russes, par la domination de Tatai-s et par son allranclnssement dû à la concentration du pouvoir : chez lequel les enfans étaient esclaves de leui’s p<*res , et les femmes de leurs maris, on tous, enfin , étaient à la fois esclaves et maîtres : deux situations dont une seule sulfit pour pervertir ?
Dans ce pays alors Ijai’bare , les plus érudits ne savaient compter qu’avec d«is bordes enfilées; leurs prêtres , grecs de religion , ignoraieid le gi-ec , le latin, savaient à peine lire, et croupissaient dans une ivrognerie continuelle : une correction typographique faite aux grossièi'es éditionsde leur Bible leur paraissait un horrible sacrilège; peuple véritablement idolâtre par son excessire adoration des saints , chacun ayant l’image du sien , que son compatriote n’eùt pu invoquer sans être poursuivi , et forcé de donner des dédommageinens , pour les grâces aiïjsi dérobées à l’image, ipi’un antre s’était ruiné à enrichir et à orner.
N’étaiejil-ce pas encore ces homiues dont la plus grande partie était abrutie par la misère, au point