CHAPITRE VI
D’ailleurs, chez ces Grands-princes, tel était l’état des choses, que tout tendait sans cesse à l’a'n'andissement. Leurs forces s’entretenaient de
Varègues, qui accouraient remplacer ceux qui étaient morts ou rassasiés.
• Comme il arrivait sans cesse de ces nouveaux - , barbares , et comme ils ne se pliaient pas à la ino- ' dération que le prince exigeait d’eux , dans uil pays qu’ils regardaient comme leur coiupiête, le prince était obligé à des guerres continuelles pour occuper leur agitation et leur avidité.
Il lem’ était si difficile de ne point traiter Novgorod en captive , qu’on peut voir que leurs excès obligèrent les Novgorodiens qui les soldaient, à les égorger; et Vladimir a envoyé se perdre vers Byzance, ceux de ces Varègues qui l’avaient placé sur le trône de Kief. Comme ils avaient pris cette capitale , ils en regardaient tous les habitans comme leurs esclaves, et voulaient qu’ils se rachetassent, ce qui ne convint pas au prince inisse, qui ne voulait plus régner seulement sm’ une année, mais sur tous les peuples conquis.^. , *
Remarquons surtôîit fpic jusque-là, le gouvernement dés Vai-ègues , comme celui de tous les