CHAPITRE V
(le là, pour tracer et ouvrir, de ses propres mniiis, ces canaux qui devaient uii jour rapprocher et réunir des mei's , des peuples et des hémisphères inconnus l’un à l’autre. ■
C’est lui qui , du nord au sud , et sur ^
points de sa vaste domination , leur a mis le ('Om- . pas , la plume , le fusil , la hache et la pioche même à la main. Ils l’ont vu presque au même instant visiter la mer d’Archangel , dompter celle d’Azoph, couvrir tout à coup de cent vaisseaux le lac Ladoga, surprendre avec ses fantassins et enlever l’épée au poing la flotte suédoise, lui anacher le golfe de Finlande , y fonder, en dépit de tous les élémens , une capitale de guerre et de commerce , et tout à la fois efïàcer les cataractes, creuser les ensablemens des fleuves tpii versent' leurs eaux dans les mers Noire et Caspienne, et dessiner, construire et lancer, de ses mains, sm’ les mers d’Odin et de XeiTcès , des vaisseaux de (piatre-vingts canons.
Le mouvement universel cpi’il a imprimé à tous ses sujets, il le soutient de toutes parts de son apparition inopinée. Tous croient pai’tout et à . tout instant le voir paraître. Ils sont sùi's cpie rien n’échappera à son œil de maître, cpi’il saura tout apprécier et se faire obéir, sachant exécuter ce qu’il commande.
Enfin , comme le dit Perry, cet ingénieur anglais attaché à son service, et, d’ailleurs, si froid, si ,