LIVRE
Rurick règne dix-sept ans, Oleg trente-<piatre, Igor trente-«ept ; ce qui donne aux Slaves le temps de devenir Russes.
Oleg est un grand homme, qui se couvre de tant de gloire , de Novgorod à Byzance qu’il rançonne , que ses nouveaux sujets le croient magicien.” '
La nation devait avoir besoin de repos; Igor, puis Olga, régnent plus pacifiquement. Lcui’s nouveaiK sujets allaient se soulever; le célèbre voiévode Sjveneld les contient.
* Peut-être les Russes allaient-ils s’assoupir ; un prince , guerrier avec rage , Swiatoslaf , leiu' communique sa fureur, et leur rend toute la dureté
de leurs anciemiès moeurs. '
Oleg avait transporté le siège du gouvernement de Novgoixxl à Kief; ce Swiatoslaf, attiré par Byzance , prétend le pousser encore plus excentrkjuemeut jusqu’en Bulgarie '. S’il eût réussi, son successem’ aurait été plus loin encore, et Rurick, au lieu d’être le fondateui’ d’ua grand empire, n’aurait plus été que le premier chef de l’un de ces grands et passagers débordemens dejîarbarès du Nord,'qui^ p*arcouraient le’ monde jusqu’à extinction en le ravageant. Mais Swiatoslaf rencontra, dans' l’cmpVreur grec ZmiiScès un héros tout apssi opiniâtre 'fpie -lui j et. bien plus habile et les
* Colle J’ocriilenl, l’anciciine Muesie.