CHAPITRE VI
mettre de livrer aux envoyés russes les tributs destinés pour Kief, Tchernigof , Péréiaslaf et les» autres villes. • ,
Avec de tels hommes et de pareilles moeurs, cet empire devait d’autant plus s’accroître, que ce gouvernement militaire , le seul po.ssible sur une gninde étendue , chez des peuples barbares , était inconnu chez les Slaves tpii se trouvaient là chez eux de temps immémorial , et parmi lestpiels aucun coiifpiérant ne s’était airété. C’est .pourepioi auotm grand empire, avant Rurick, n’avait pu s’y fonner, et pourquoi l’on a vu qu’il trouva le pays divisé en petites répuliliques isolées, et faciles à comjué*'ir.‘ Remarcpions à ce propos, tpie cette divisiomftit celle de tous les peuplés primitifs. On pouri'att en «nnclure (pie les Slaves furent les premiers habitans de la Russie centnde. Dès ([u’un grand em- , pire existe , il faut chcrclnu- les étrangers qui l’ont fondé. ' t
Mais en terminant cet examen dçs« principales causes d’un^si prodigieux et si prompt, agrandissement, nous admirerons tout .ce (pie fit la Proviilcncc pour l’élévati(Mi de'* cet empire, et conime alors elle produisit à ç«opos de 'grands hommes jîour.le’fonder, l’affèi'mir*, l’étentb'e et le i’elever> Considérons ici la durée et j’esprit de Içprs règnes, deux objets qili, dans*Tétâblissêmeiit des gi’andes dynasties^, sont digne.s’ d’une .•sérieuse attention. .* *• • •
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