‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 251 sur 332 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

- Cependant, sa joie, comme sa douleur, témoigne contre cette farouche insensibilité <pi’il ne montre qu’avec les ennemis de la civilisation.

Panni ses divertissemcns , cpi , tous , ne furent pas grossiers , tels que ces réunions chez sa sœur et ses filles , qu’il avait fait élever avec tant de soins , et chez (pii l’on jouait meme dès- lors plusieurs pièces de théâtre de leur composition, les siens citent les fêtes de la paix de Njstadt ; ils disent la touchante et ingénieuse reconnaissance de leur gi'and homme pour ce petit bateau h voiles dont la première vue avait inspiré son génie.

Ils racontent avec cpiel soin il se plut à l’orner, à le faire couvrir de cuivi-e doré, à l’armer de canons d’argent; puis, avec quelle précaution il le fit alors amener d’Archangel à Pétersbourg ; comme, à son arrivée, il voulut lui-même être sou pilote , et que les plus gi'ands de son empire lui servissent de matelots ; et comme encore il lui fit faire le lourde sa flotte pjjvoisée, lui montrant tous ces grands vaisseaux tant de fois vaiiupieurs, (pii saluaient ce simple bateau de toutes les salves de lem- artillerie : Afin, disait-il , que ce bon petit grand-père reçût les coniplimens de tous ces becuice enfqjis qui lui devaient leur existence.

^ * Il

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