‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 31 sur 332 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

et ce lësislateur suivent leur courte lutte; api-cs

(pioi la mort de Mstislaf laisse laroslaf seul possesseur de cet empire informe et gigantesepae. Ce^n’est donc pas le génie^de la guerre tpii lit sa renommée et sa puissance , ce fut un autre génie. La Russie révère surtout dans laroslaf-le-Sage , son premiei* législateur, le fondateur de la liberté de îSbvgorod , le créateur d’un grand nomljre de villes.

Elle admire dans ce prince le propagateur de l’instruction et de la civilisation. C’est lui (pii fit traduire les livres saints en slavon ; lui-même en a fait de sa main plusieurs copies. La Russie lui dut plusieurs écoles , et , entre autres , celle où' trois cents jeunes Novgorodiens étaient instimiu. Son histoire cite encore cette foule de prêtres gi’ccs (ju’il attira , seuls instituteurs cpi’on put alors donner aux peuples.

Elle î\jiplaudit à sa tolérance envers les païens de ringrie et de la Livonie; à sa protection éclairée poui' des femmes de Souzdal , aixusées de sorcellerie. Ces malheureuses allaient périr victimes d’un peuple exaspéré par une* famîiie (pilou atttibuait à leurs magi(pies évocations il 4es sauva ; car sa piété fut aussi exempte de superstition et de faiblesse, (pie ces temps le permirent.

L’Éelise nissc lui dut un instant ses libertés, auxipiellcs ses enfans renoncèrçnt. C’esf "lui (pii , .sans craindre les foudres' dé la métropole , voulut (pic l’in.stitution des évêc'pies russes , et leurs cou-

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