‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 32 sur 332 · H LIVRE 1. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

H LIVRE 1. — CHAPITRE VII

cil(\s pour rëlèctjôn'des métropolitains, fussent in-

(lépeiidans du patriarche de Byzance.

Ifé^à la Russie sort 'de sa longue obscurité : Vla- <Uinir et lui l’ont faite européenne par leurs con- (juétes vers l’Oüest , par la religion , par ces germes d’instfueiion , par leurs alliances; les belles-fdles d’Iaroslaf sont des princesses greccpie, allemande et anglaise; sa sœur est reine de Pologne; ses filles sont , l’une reine de Norvvége , l’autre reine de Hongrie, la 'taoisième reine de France. *

Cependant il manque im code à cet empire, et c’est encore laroslaf cpti le lui donne.

. * ri-nilne de Henri 1". •

• » * • CHAPITRE VIII

C’est surtout dans les œdes des barbares , qu’il faut chercher leur histoire. Le premier code russe fut écrit vers ioi8, cent cinquante-trois ans api-çs la concpiête, et d’abord seulement pour Novgorod.

On ne doit point en conclure qu’il'ii’existait pas de lois avant laroslaf, ce qui est impossible , puisque , avant Rurick , il j avait de grandes villes commerçantes. D’ailleurs, oi», en retrouve des. traces dans les traités d’icpr et d’Ole" avec Léon et Constantin. Mais on sait que la Slavonie, avant'la conquête , était diviséc^én beauepup de'pétils peuples chasseurs, pasteurs, agricoles et’commerçans,* et que chacun avait ses lois ou ses Us^es^. Lçs Russes vinrent , cpnfondirent sous letir domination tous ces peuples, ainsi rpie leurs lois et leurs coutumes', et s’y mêlèrent eiïcorê avec leurs loi^ Scandinaves.

Il paraît ipie ni les unes ni les autres n’étaient écrites/ et comme les pvemfei’s Grauds-princes ne s’embarnissèrent giii're de les -faire concorder, ne songeant qu’à conquérir, et iiè mesuç;pit leur puis^ Sance tpie par les soldats et des ti ibuts qu’elle leur donnait * ,. cela produisit un désordre de lois et de

‘ Quaq-d Swiatoslaf voulut s’étahhi- à Péréiaslaf, il dit : LesGrecs me fournissent de l’or, cle riohes étofles, du riz, des fruits, et du

coutümes où beaucoup se penlirent , et de tels accidens , qù’Iàroslaf fut obligé de faire un réglement pour ne pas voir s’abîmer par l’anarchie la plus sa i^lante ,‘Ja ville de Novgorod à laquelle il était réduit.

Voici l’é^nement tpii fut sans doute la cause im^f!édiàte de ce code , et surtout de la charte très remarquable des libertés novgorodiennes.

Lij\ chronique d’alors dit qu’en ioi8, Novgorotf , pOü^é à boufpar les Varègnes , gardes d’Iaroslaf ‘ rè fit justice à elle-même en les égorgeant; que le prince irrité répondit à cette violence 'par le massacre des principaux Novgorodiens qu’il sut attirer dans son palais ; maïs tpi’ en cet instant éclata la nouvelle ^ triple fratricide de Swiatopolk; cfu’alors- laroslafj menacé pa*r son frère , se voyant sans gardes /• et abandolmé par scs sujets, revint à ceux- ' ci, se jeta eu fleurant dans leurs bras, qu’ils lui tendirent sans rancune , qu’ils armèrent pom’ lui , et sur lescpieis ils l’élevèreiU, dçux fois juscpi’au sommet de l’e'mpme. • ' • . .

Ce fait , sans cpmnjcntaires J est sans vraisem-

blance. Qn’laroslrf, ait" attendri des Novgorodiens par son l’cpentir^ cela est possible ; mais qu’il »’eh soit fait dès-lors l’arniée la plus dévouée et la pluç persévérante dans sa Cause , ^cela n’cafr croyable

vin ; la Hongrie, du bétail cl dès chevaux ; je lire de la.Russje du miel, de la cire, de riiydronicl, des pellefcfics, eltles lioiumes.

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