‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 37 sur 332 · LIVRE 1. — ÊHAPITRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE 1. — ÊHAPITRE IX

(lent, où ils avaient voulu forcer les Kiewiens à se racheter. Cette nation notait plus consifléi-ée cpie comme une pépinière de braves mercenaires, utiles au prince , mais dangereux pour le pays ; leur influence en Russie semble s’être terminée par le rétablissem(;nt de la liberté à Novgoi-od, et avec le règne d’Iaroslaf. /

Mais c’est ici le moment de s’explicpier cette puissance , déjà si marrpiante de Novgorod , cpii vient de donner trois fois la Russie entière à Vladimir et à laroslaf. Son existence i-épiddicainc, toujours de plus en plus remartjuable jusqu’à Iwan III (1480), est un phénomène au milieu de cette patrie de l’esclavage. • ,

La position géographique de cette yiHe > <pji d’aboixl avait amené sa soumission aux ^Vatègués , lit ensuite sa force.

En eflèt, les Novgorodiens , hors de portée^ des nomades du Sud et de l’Est par cette position, et toujours rappelés vers le Nord par leur »*mmerce, s’y consei'vaient, sans aller, coimne le reste de la Russie, se p<!rdre dans le midi.’ Cette paix du nord, (piand le midi s’épuisait; l’éloignement des Gfandsprinc(îs depuis qu’Oleg- slétait établi à hlef ; leurs ménagnnens pour une ville qu’ils regai-daieiil (X>mme leur refuge; tout celaTebdit à Notgorod j avec une force'nouvélle, toute sôu ancienne ind(’;-

peiuLince.* ' *

Aiussi, la vit-on' bienttH suzerrune do l’Ingrie, de la Carélie, d’une grande partie de la Permk*, de

Pleskof et de Torjock. Le golfe d’Archangel la bor- v liait au nord, Twer au sud.

Elle avait un namestnick, ordinairement prince du sang, lieutenant du Grand-prince, général de l’armée, et même juge, mais seulement cpiand on s’adressait]! lui; un posadnick, bourguemestre ou maire; un tisiatski ', boyard de la commune, tribun du peuple , veillant sur les démarches du namestiiicket du posadnick; des boyai’ds, conseillers de’ ville, coi’ps municipal ou séliat (toutes ces places étaient, électives et temporaires); euün des zitiélou-dié pu propriétaires, première classe, où l’on choisissaitles boyards; puis les marchands, et le peuple.

Cette républicpie, considérée comme l’apanage de la Graude-principauté, et comme un État dans l’État., chargée de la défense des frontières du nord et du nord^uest, avait ses assemblées du peuple rpi’appelalt le son d’une cloche fameuse, dite wetchevoy : tous ses citoyens, sans distinction, avaient le droit de voter. Le prince n’assistait point à leui's délibérations ; là ,* se décidaient la guerre , la paix , l’élection des magistrats ; quelquefois le choix de l’évêque, et même celui du pi’ince; du moins fallait>-il, le plus souvent, que cette assemblée l’approuvât.

Le prince n’était reconnu qu’après avoir juré de gouverner, confonnément aux anciennes lois de la républifpie ; de ne confier le gouvernement des

’ Ou lyssiatchskv. ,

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