LIVRE III. — CHAPITRE V. ii?i
siècle, Iwan Kalita était devenu assez riche de ces impôts pour en acheter des domaines , des apanages entiers ',1a protection d’Usbeck-khan et la préférence du métropolite, qui de Vladimir vint résider à Moscou ; ce qui fit de cette ville la capitale de l’empire. . . . '
Les Tatars eurent ce prince pour collecteur; c’est à ce titre ipi’il rançonne ses ïujets! Voyez-le , en iSSy, demander aux Novgorodiens^n tribut tlduble, sous prétexte que le khan Texigeait ainsi.
Armé contre les Russes du nom tatar, et contre , les Tatars de l’argent des Russes , dans ses fréquens ' voyages à la horde il enivre d’or et d’adulations le khan et sa cour; c’est alors qu’il opère comme suzerain, cette pi’emière réunion de tous les pritices apanages contre celui de Twer, son compétiteur, ' fpi’il chasse de Pskof et de la Russie , à l’aide des foudres du métropolite ,,les prefnières que l’Église Ait fait gronder dans cet empire. f
sa puissance , comme dans la nature les plus ' grandes masses, produit son effet, elle attire;» la ^ noblesse imite le clergé. Soit crainte , soit avidité', on voit plusieurs Boyjirds des autres pi'inces venir f se ranger autour de ce Grand-prince , préférant lgir fiefs d’un si riche et si puissant suzerain aux fiefs . s des petits princes qu’ils abandonnent. •
' Dans les gouvernemens de Novgorod, Vladimir, Kosli-oma,
Rostof, et les villes Itonglilli, de UielozersU, de Galÿcli. tCa- ^ raiiisin, et un acte de UmitryvDoiiskoï.
Iwan Kalita pousse- avec une horrible vigueur da|^*son a^^itieuse carrière. Malheur, malheur aux princÀ de Rostc^l s’écrie Nicon , parce que leur puissance fui^détruite , et que tout se centralisa dans Moscou. En effet, du haut<lu Kremlin qu’H fortifie^vvhn se déclare l’arbitre de sesp^ns : il rè^e dans leurs principautés par ses Boyards ; il s’y est aiTOgé le droit d’eu distribuer -les fiefs, celui de juge, de législateur; et sr ce^ princes, indignés , résis^nt et osent tenter contre lui urfe guerre du bien public ’, il court Sla horde la bourse à la main,. la délation sur les lèvres; et l’aveugle Üsbeck , trompé par ce monstre d’ambition , le débarrasse impoliticjuement des plus dangereux de ses éompétiteui’s , cpi’il livre K d’affi-eux supplices.
Le .prince de Twer et sou fils sont, les victimes les* plus remarquables de cette atroce p<!fii tiquer Eji ipiéine temps , la Lithuanie , qui ^ès le pre? rnier écrasement de la Russie par les"Tatars, s?es't ' ' ^délivrée* de son joug, -est devenue conquérante^-
-'■’Kremlin, d’aboi-d Kremnik, de kremen, p^rre à Ka-*
lainsin et Ii^^irônique de Troitski. Le Kremlin est situé, en elTet, sat'une ccdline très rocailleuse.* " * '
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* 'Del 533 a i o J9 les princes apanages prennent le parti du pnoce
de Twer contre le Graiid-princé de Moscou , qu’iîs appellent tyran. EruijSg le Grand-prince de Moscou retourne k la horde, et eQ'raiu tellement Usbeck-khau par is dénonciations contre le prince de 'fwer et contre d’autres princes, que ce khan les attire ^sur-lt!-cliaiijp k sa horde, |KMir les contenir, ou s’en défaire.
/'. Karamsin.