‹ Histoire de Russie et de PierreleGrand, par m. le général comte de Ségur, auteur de l'Histoire de Napoléon et de La Grande Armée, pendant l'année 1812Chapitre 64 sur 332 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Vers ïSao, son chef Guédimin s’empare des apanages misses 'du sud et de l’ouest , depuis longtemps indëpendans de la Grandé- principauté de Vladimir. Kief, Galitch , la Volhinie, deviennent tantôt lithuaniennes, tantôt polonaises ou hongroises; leurs habitans, désespérés, émigrent; ils vont fonder les deux républiques militaires des cosacpies Zaporoves et des cosaques du Don. Ralliant les malheureux de tous les pays, elles se verront un jour assez fortes pour résister aux Turcs et aux Tatars , entre lesquels elles se trouveront ; et pour gêner ainsi les (»)mmunications de cel deux peuples, qu’une religion , une origine et un intérêt communs devaient réunir.

Cependant, la Grande-principauté se repeuple aussi de beaucoup de cès infortunés des provinces du sud de la Russie, tpii viennent se refugier à Moscou •. L’empire perd , il est vrai , de son étendue ; mais il en devient plus proportionné à la puissance renaissante de son Grand-priuce, qui y compte moins de compétiteurs : ce (pii en rcîste se trouve sans comparaison de forces avec la Grandeprincipauté. Apres tout , il vaut mieux pour celle-ci avoir a reconquérir un jour rpielques provinces sur un ennemi étranger que sui- des ennemis domestiques; ce sera un mal extérieur pour un mal interne , le pire de tous.

■ K rujwgralion ^ Rodion et de dix-eepl fu-,Us eiifons boyards VHlwiçiis, qui, vers i3o4 ou i355, cherchent un asile dans Moscou.

Ainsi , le machiavélisme d’iwan prospère. U est vrai qu’au moyen de la confiance ip’il inspire h la hoi-de , et de' la terrible guerre ({u il y fait à ses paï ens , il rend à la Russie une paix depuis longtemps inconnue. Un commencement d’ordre et de justice renaît sous ce sceptre , acquis et conservé par de si afïi’eus<;s>inju8tlces; le brigandage aiupiel la Russie était en proie, est réprimé, lé commerce rclleiirit, de grands marchés, des foires nouvelles s’établissent; on y voit les productions de l’Orient, de la Grtce , de l’Italie , et le trésor du Grandprince se grossit encore du proüt des douanes. ‘

Tels sont les prompts elfet-s des premiers paS d’iwan dans lé système de concentration du pouvoir; ce grand mouvemen f poli tif pie est si vigoureusement donné , (pi’il se perpétue dans son lils Siméoii-le-Supcrbe , auquel Iwan a laissé de ipioi acheter a son tom’, de la honle, la Grande-principauté, et en «pii- il fnit renaître la succession tlirecte. Aussi, Siméon opèrt-t-il contre Novgorod mie seconde i-éunion de tous les princes russes. On remarque qu’il est oblige de céder à ses frères la moitié des impiîts; mais c’est en se résem-ant tout* l’autorité , avec laquelle on a bientôt les revenus.

■ Kaniénévitch, traa. deKai anisin, décriwiit le grand marcliide la Mologa sur le Volga, où le coimncrcC' de l’Asie et celui de l’Eui-0)>c se rencontraient dans son faubourg des Esclaves,-. d;w s • ses soixanle.dW auberges; enfin, où Je trésor du prince recueilb^ sept millp deux cunts livres poSsnl d’ii gcnt, - . , ,

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