LIVRE 111. — CHAPITRE V
commencé par Iwaii Kalita, au moyen de la richesse, de la réunion du sceptre à la tiare, du rétablissement de la succession directe ; c’est encore son horrible, mais habile machiavélisme contre les princes apanagés; c’est enfin ce repos de cinquante ans dont les Tatars laissèrent jouir la Russie, grâce à la politique de ce prince et à lem’s discordes; ce sont toutes ces circonstances qui font de cet Iwan T', après Alexandre Newsky, le second des Grands -princes les plus remaixiiiables de cette troisième période. Il sut ouvrir et tracer si profondément sur ce sol rebelle , la route qui devait mener à l’unité monarchicjue , et en montrer si clairement la direction à scs successeurs, que ceûx- .ci n’eiu'ent plus qu’à persévérer dans cette seule voie de salut, où put alors marcher la Russie.
Cette concentration de pouvoir amena de gi:ânds changemens de i Sao à 1 35g, puisqu’à cette ép<xpie tous les princes russes , de concert , sollicitèrent à la horde le renvoi des gouverneurs tatars. C’est (ju’alors le trône, plus assuré, des Grands-princes, devenait le point de ralliement des Russes; il leur ilonnait, avec l’idée de leur force, un esprit public qui les enhardissait. Enfin, cet accord tenait à l’ascendant que déjà une succession directe et suivie , dans une seule branche des Rurick, commençait à lui donner sur toutes les autres.