CHAPITRE III
CEPENDATS-T^^sur cc vastc champ, nettoyt^ de tonte antre amljition, Je Grand-prince et les piinres apanages, la féodalité et l’autocratie, restés seuls delmut, deinem-ent en présence; ils n’ont plus là d'inf ermédiaii*es , rien <pxi les distraie l’un de l’autre : aussi lie tardent-ils pas à être aux prises.
Mais cette ti’oisième gi’ande lutte n’a rien d’imprévu; depuis long-temps l’autocrate s’y est pi-épai’é; elle est CQmmencée dans son cœur dès son avènement. Seulement, l’aflranchissement du joug talar était plus pressant; ce préalable était iiécessain; , et l’asservissement des républiques russes plus facile.
Aussi , dans cette trorsième lutte , a-t-il mai-ché jusquc-^là, avec une lenteur encore plus circonspecte ; car il s’agit ici d’individus d’une nature semblable à la sienne , et toujours plus difficiles à abuser que les masses.
C’est pom-quoi , pendant vingt- trois ans, sa patience machiavélique a i*econnu tous les droits de ces princes, et jusqu’à leur indépendance; tout ec fpi’il ose, en dépit de leurs plaintes, c’est de gaixler ses conquêtes sans les partager avec eux, et
de retenir la succession de deux de ses frères, morts
sans héritiei's.
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