ÉDIT. I
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,,8 LlVlfE IV. - CHAPITRE IV.
ner, comme Novgorod, comme Twer, par des
concessions successives , à se détruire lui-même.
C’est pourquoi, afin de s’affennir sur les princi-^ pautés qu’il a sourdement reconquises, ce prince" lithuanien , cet Alexandre , tpii naguère voulut le faire empoisonner, il l’accepte pour gendre; mais c’est en restant l’allié de ses ennemis, dont il excite les agressions contre la Lithuanie, en même temps qu’il défend à Alexandre de les repousser autrement que par ses plaintes.
Cette princesse sa Glle, qu’il semble lui avoir donnée comme un gage de paix, est un ennemi de plus qu’il a glissé dans le sein des Etats de son adversaire. Elle y porte sa religion grecque , celle de tous les Russes encore sujets de la Lithuanie, dont elle semble la protectrice, et que persécute son époux, catholique aussi zélé que misérable politique.
Iwan attise ce foyer; puis, quand commence l’embrasement d’une guerre religieuse, s’appuyant du ciel , s’enhardissant des cris de ses co-religionnaires tpii l’implorent, il ose enfin, vers i5oo, faire reprendre par mie victoire, jusque sous les mui's de Kief et de Smolensk , une partie des conrniêtes de Guedimin et de Vitovt sur ses ancêtres.