CONCLUSION
lir son nom et sa vie dans la maison de pauvres maîtres d'école, à celui qui avait vendu son large patrimoine et sacrifié son opulenl canonicat pour embrasser la profession d'instituteur, à celui qui avail vécu caché el ignoré dans une communauté pauvre et sans histoire . à celui qui avait souffert les injures el les opprobres de la rue, la trahison des Taux frères el des faux amis, el les contradictions même des gens de bien, à celui qui avait enduré les plus rudes privations ei s'était imposé les plus austères mortifications, Dieu, toujours magnifique dans ses dons. a préparé la plus glorieuse apothéose dont un homme puisse être l'objet : le nom de Jean-Baptiste de la Salle est connu et béni dans l'univers entier, sa vie religieuse s'épanouit en près de vingt mille fds. son enseignement atteint plus de trois cent mille entants, son esprit anime d'innombrables maîtres d'école, congréganistes ou laïques, ses méthodes régnent dans l'instruction publique. sa statue se dresse sur la place d'une grande cité, son image est sur les autels, son culte, inauguré dans l'iiitimité (\v^ âmes, a pris possession (\v< solennités liturgiques.
Ainsi se vérifient les promesses évangéliques : Celui qui s'abaisse sera élevé. Si quelqu'un laisse son père, sa mère, ses frères, ses sœurs..., et tout ce qu'il possède pour me suivre, il recevra, dès ce monde, le centuple, et par surcroit la vie éternelle. La gloire au ciel, la gloire sur la terre . tel a été le prix de l'humilité de Jean- Baptiste de la Salle.