‹ Histoire de S. Jean-Baptiste de la SalleChapitre 44 sur 320 · LES MAITRES PRÈS DE SON HOTEL. LECOLE SAINT - SYMPHORIEN · texte numérisé non relu

LES MAITRES PRÈS DE SON HOTEL. LECOLE SAINT - SYMPHORIEN

La nouvelle école attira promptement l'attention des habitants de Reims. Comme elle avait recueilli les entants

Il est regrettable qu'aucune plaque commémorative ne rappelle, clans la rue, l'emplacement de cette première école.

pauvres, livrés jusque-là au vagabondage el au vice, elle avait rendu au faubourg Saint-Maurice la tranquillité et la salubrité morale. Les deux maîtres, précieux auxiliaires du curé, enseignaient, avec la lecture et le calcul, la doctrine chrétienne et la bonne tenue, de sorte qu'en peu de jours le quartier eut changé d'aspect.

Ces heureux résultats touchèrent vivement une pieuse veuve de la paroisse Saint-Jacques. Riche et sans enfants, d'ailleurs gravement malade, Mm0 Lévêque de Croyère se préoccupait de l'usage de sa fortune. Désireuse d'en consacrer une partie aux bonnes œuvres, elle estimait qu'aucune œuvre n'avait de conséquences plus profondes que l'éducation des enfants. Bien longtemps, elle avait déploré l'ignorance et le vice où croupissaient les pauvres de sa paroisse. A peine eut-elle appris la transformation opérée par Nyel à Saint- Maurice, qu'elle voulut le voir.

Nyel, de son côté, ne demandait qu'à multiplier les fondations. Il se rendit avec empressement au désir de M' de Croyère. Dans une conversation fort insinuante, il lui raconta ce qu'il avait fait à Rouen, les succès qu'il avait obtenus; il la mit au courant des méthodes qu'il suivait, des espérances qu'il fondait sur la ville de Reims. Sachant en quelle estime elle avait la vertu de M. de la Salle, il ne manqua point de se prévaloir de sa protection et même de son amitié. Le prudent chanoine, disait-il, avait mené si habilement l'affaire de Saint- Maurice, que M de Croyère ne pouvait confier à des mains plus sûres son généreux dessein.

M' de Croyère.^ qui ne souhaitait que d'être persuadée, lil aussitôt "mander M. de la Salle. Celui-ci hésita d'abord. Il craignait, dans Adrien Nyel, l'imprudence et l'agitation. A son avis, mieux valait établir solidement une seule école qu'en élever plusieurs sur des fondements ruineux. Cependanl il avait une conscience trop délicate pour r-"< > |>[ >< >-c c au bien conçu par un autre, et il

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