SŒURS DE SAINT THOMAS
fermait un grand bâtiment et un magnifique jardin; c'est dans cette propriété , connue dans le pays sous le nom de Jardin de Grassi, que furent installés, en 1807, le noviciat et le pensionnat.
Le 4 juillet 1809, M^r de Cicé , dans un mouvement de son zèle pour le salut des pécheurs , voulut consacrer, par une touchante cérémonie, les nouvelles hospitalières aux saints Anges , afin d'obtenir de Dieu qu'aucun malade ne mourût sans sacrement. L'année snivante, le vénérable pasteur était enlevé à son diocèse.
Msr de Cicé fut remplacé par Msr Jauffret , qui était précédemment évoque de Metz, et qui retourna dans ce diocèse après deux ou trois ans passés sur le siège d'Aix. Sous l'administration de ce prélat, des essais de réforme furent tentés dans quelques communautés religieuses, et en particulier dans celle des sœurs de Saint-Thomas; les communautés furent profondément troublées; mais heureusement ces tentatives inopportunes furent bientôt abandonnées, et le calme se rétablit.
La communauté de Saint-Thomas continuant de se développer, le local du Jardin de Grassi devint insuffisant ; madame de Pinczon eut la satisfaction de pouvoir le transférer , en septembre 1817, dans l'ancien pensionnat qu'elle avait dirigé à Lambesc, avant la révolution. C'est dans cet établissement qu'elle mourut , en odeur de sainteté , le 22 septembre 1820. Enfin , l'administration diocésaine fit , en 1821 , l'acquisition de l'ancien établissement que les PP. Récollets possédaient à Aix, et y fixa définitivement, l'année suivante, la
maison-mère et le noviciat des Sœurs de Saint-Thomas de Notre-Dame-de-Grâces.
La congrégation possède aujourd'hui trente-trois établissements répandus dans les six diocèses d'Aix, de Marseille , de Fréjus , d'Avignon , de Nîmes et de Grenoble.