‹ Histoire de sa sainteté Pie IXChapitre 25 sur 27 · IV · texte numérisé non relu

IV

.vmniy eia^ee une paûence. et un soin dignes des plus grands

4l9g»St Ie0 diÇ^ltés q^e ((ualques lignes în^rudontes^ ramas-

. fim p^r L'9f|»rit de j^rtt^ avaient j^ées sous leurs pas. Us fireot

l^^uffe d'une grande habileté et d'une s^j^ême loputé* M. de

. JUsMpa paraît bien. coupable, qiuand on cooifiare sa conduite à

celle de ces diplomates intelligents et généreux. M* de Cor-

^MHes avait obtenu du souverain Pontife Tordre, piour lescar-

^dinaux membres de la commission igiauverneroentale, de pu-

Jftlier le moiu ^^ro^fria^ et le décret d'aMintstie.

.. Jlrde Gorcelles s'empressa de porte»' loi^^même aux trois car-

..4ifNiux réunis à Rome la lettre officielle de Pie IX ^ Il était ur-

§giitmà» ces ordres iussent i^xécutés avant la réunion ^e Tas-

^MUfablée fran.Qaise qui all^ reprendre ses Sjéances et discuter

rifit^rvention.

. L'amnistie accordée ne comprenait pas les maoïbres du .gouvernement républicain, les dépMté» démagogiqiiKts ; pas pluç que ceux qui^ ayant bénéûcié déjà de la pre^iière amnistie accordée par Pie IX^ avaient violé leur parole.

1.168 coMpabl^s d'assassiiiatfi et autres crimes punis par la tIoî pépale restaient également en dehors de Tamnistie. Ces exceptions indispensables, rassurèrent les populations effrayées. £Ues déchaînèrent dan^antage ]e^ paissions des républicains de JFranoe» La discussion des aifaires de Rome, à l'assemblée législative,( en fit une arène où les plus détestables passiops desjceodireotf armées de poignards cl cuirassées, d'nthéî^e. I^ colère des orateurs jacobins était de Ifi fureur, de U rage. Ut

eotDpteiént Mr on granri MUMlttle, et ne ktimqu^reiif pss'âk «'appuyer Bor la leMre du Prtiee^PMsidènt. Le 19 otlol^re; M. Thien avait «icposé la qH69l$biî fwmtkr iJdns an npfort Ittoide, ckiir, irréfutable. Le i 8 et le 19; la- graùde balaitte tht \wtèt. H. de T<yequeville, ^nece^eurdelH; Droùitr de Lbuys , au jxûnÎBtèm des aÔ^inrcf» étmi^ïtSy ae trr» delà ditlfifculfé enfantée psrhi lettre at^cf une itire' habitMé; La: pénsiée dlr nouveau ealnnet a» tPàu?ait cMirotmeà celle dl$ b dtplomatfe et (les chefs de l'armée d^eipédMon'. Bm» un tnôuretnenf plein de feu, le mniMw fêta à la montagne frémissante et éccfmant «b rage, cdspiffies é0ergi({ue9 ^t tfafes : -^ t la i^puBltmie roimwe a. (Amimtieé pâfr la vfoteme et Tassassinat; laites- Uairatim ponlMoale s'est aecfompiie sm» eoâfer à un sei^ lidiRiiie^ four eauae peiKtiqu^', iri s» vfe, nf ^es biéiïs, ni sa f(borté!»

M. le^eente t^eAfonluleMib^rr vint api^iï, et mît tepIVia gfaiid «almt a* «nâee def la pHiis' Miufte^ dëê atmets. B'épondiint i un poëtoderena jamMa et qui âfvaît été To^jet de^ acbfamatfiM de la moMagné, il s'écria aiteê à prtypus r

«^ « Le dîMouvt qoer toM tenez d^entendns, fle»ialàM, a déjà iBçii 1» iéto«|Milsar qu'iV Uférité dans le» applatnKksements qui l'ont aceMîlK ! » Pim il aborda dehstftV fer qtiésdbil ètf l'ifitefveuim» de la Fnm&^ eu RaRe. Il montra Pll^ise torturée par la démocratie^ et, comfMMnit eemt qtti f otrtràgent à ceux ^ frvppent um fbmme, il tt èutefndre eeftè' belle parole : -^ a L'Église d'«sC pas uuéf ftvuitie^ e^esC BiAf plrni encaae» c'est ttw aère ! t

Au milieu des basses injuffs^, dm îgncMes^^ qttdISieva, dès ifldéaenles ioterruptîoaa àê^ mouttigitai^a, mêègfàépM tfans ie désnnbe» erîâfit iMte d'argumi^fa éoiytenabteir^ fût^fttità €giho]kfMtépbuàà aux cufeMnMir, 4tM VÈ^^se, lé Sblm^ Mae, et t'armiée ff^i^m qoifliyalt déliré IKmM; avafffft ^m Vobjett RapuwMUit^ «Hulte ce^Mpuoeke qttè le drapeau À la France avait été compromifrtfffllifiè; vi-*i Plofr, <îh-ff, nrtft

HfMW ^ o^^H M itaHMifMa «d^rtie* Le« lfp«ti» ^ki looiatisnie avaient fiiitiCOMnir àBâine k hruit qtt« lesFcittiai&D^eMraieDt pas condamner à mort et fusiller les mBmmsf; ks iyançak flWèrept^ et cm «jécuUons épargnài^t ia vîe à «e foule d'hoMélea ge<i9« car les lirigands en fiireat întioidéB.

l^^gl(afér:9ii l^ostolat m vouhit |^as qiAtter Tttalîe sans aller incliiiuir 4MUI coumgft devait la «anjealé ài Mw^nm Pintife. Jjl,$f npodit^À Poclici, m Pie IX le ra^ut avec aeftte-grâoa aieotuet|S(9.domt Uale,8eariat,..X4e.géaéral Aastoten, quLayatt remuai C^ala jesiiiéiiias bopteurs que le-général Oudînot, fut bonoK p^ Sf^ S»itfeté à0 la iNremîère lelasae de rordm de Pie IX.

I^siWiçqiioKoBtiie aav«fa,ÀJa mèvm époque» aufénénl Bsvçi^uaj^HfHUUeia les «n^asl^ «t les dèei^natâaiiB destinées aj^x jfMçi(^9 9omnç^iimvB et soUata finançaiB. Oa se faut diASieilemeot uq^ i4éQ 4«i la j^ie qiie;fie ftm ioaigne des boa* 9pjiX» jit wiitre tdwp ito«a oss oeaucs. GÛ gwcmm wrsBisnt des larmes de bonheur et de gratitude; Ug baisaient afeevn [^îeiULMspetit ces ^plt^JboiMMrablea idas ardtw ^u'ini baoune au «loodeipuiaaef QfPter §m m ^oktme.

, C'^at à ceauwnu^ oii ila fK>puIatiaA ramaine et rarnife to* çijiai$« iffji ava^ot «pf^isia se iK^MMûtne et à •s'aimer» agnopa" thiswa*it étraiteoMirt, ^e Jfamii» réterad agîtafeeur, koça du fond de l'axiLuB s^^aaibnaiidW'dedisQardeMfiDuéfff I4 PéycânaïUa far le^ mains dia:sea.limÎB4 fiana c^ ■angeau fa^ tum^ c)eM¥re.4dvQiaée.au.o(ei|^4« éslîw et d'iniquité, m \M, €»txe autres :

. f Eoratea-MuSi.M<>iippMriî0m>ut4^ ce soit pour vous une preuve de Tesprit quiinous^ms^ nous poiirriaas vaiA^ie saa^ ivoi^ »^ mmmk wubnspa$.

. A L'heure .«iprémf vaMraea» 4es tempe amut mrimi . 4( MaU^eur îw^ pr^ea, «atiieiir à leur tnoqpeoa s'ils sTfhstjjnept.i ébts^ ufné^i&e/^ m riiittai lltee paépire 4t&twif»^ 4tfoarde^4if 9mm$ d» 9mgJ ,.•..;•*'

regaréteK-vons la paroté ie tha^^Chrv&k vûtnittt une lettre morte ou en adorez-votts feafprît î fintfe ffsptî* dé rEvanglfe ellaparotedes1^ape&, èt^s-vous vraiment, dëdédriienf féfedhrs" à iopMr {)OKir cette dernière, sans examen, sans appel ir Totnè ' eonseieneel Btes-vous croyants ou êtes-voas idolâtres ? '

«Si quelques actes Isdés, ont fait tache à h came «i pure ie la démagogie socùdistej les auteurs dé réactions crueRes ' et de résistances insensées doivent seuls en être responsfd[)lès. ' Si quelques cris anarcfiiqùes, si qucS^ues rêvés d^rtopie subversive éclatent aujourd'hui dans le setû des populàâons excitées, ce sont les cris d'hommes désespérés, ctent fols trom» pés et trahis, cent fois d^outés de leurs justes demandes par rinexorable volonté cTune caste ou d'un roil tous ces nuages disparahratent à jamais, vous le savez bien, le jour où nous serions vainqueurs !

c Prêtres 1 la transformation de la religion et defE^ise qui^ vous aidant, s'accomplirait dans une évolution pacifique et sdlenneHe, coûtera au monde des luttes terribles, et les larmes eîiesang de milKers de martyrs!!! Dieu descendra surlesmut titudes et sur vous, non comme uie rosée sûr ta toison, mais comme un toui4>illon^ et ceint de la foudh*e comme dans les nues du Sitiar. * î

Ce libelle farouche d'un réprouvé fut accueftii par le clergi^ italien avec le mépris qui lui était dû. Ses menaces de sang, sâ^rage de vaincu et de damné, n'inspirèrent pas la moindre terreur à ces prêtres qui l'avaient bravé dans sa puissance et' auxquels il n'ava'rt pu, par ta persécution, arracher aucune' concession indigne d'eux et de leur caractère sacré.

Le règne de Mazzini était paséé ; Rome avait été arrachée du lintedl sanglant dans lequel f avait couchéeia République. Ce bonheur n'était pas de ces bonheurs sans sécm'ité et sans lepdemain qui sont empoisonnés parl^assurance de leur rapidités Rome respirsfit enfin ! Elle n'avait plus peur ! ses attitudec^

reprenaient la fvree^.aes ntouveraente la souplosse^ ses jeux la vivacité, aes pas la l^éreté, aea lèvres le sourire. Sod coeur meurtri se cicatrisait. C'était conune une malade qui entre daus une (xmyafescence qui se communique à ses traits. Elle reprenait sa santé, son éblouissement, sa vie. Elle pouvait prier et exister sans crainte. , la tragédie impudique et sanglante succédait le ppème religieux. Dans tous les teioples rouverte sa pressai^t les fidèles, repentants comme saint Pierre^ apn^ avoir renié Dieu, — priant de leurs voix plain* tives et toutes trempées de larmes^ prisât avec leurs en&nts, iQpocents de leurs complicités coupables, de leurs servitudes acceptées, de leurs lâchetés accomplies.

En. cet état, la mission de M. de Gorcelles était terminée. Son mandat diplomatique allait expirer. Lui aussi s'empressa, avant de rentrer ^n France, d'aller se prosterner aux pieds du saint Pontife qu'il avait servi, aussi loyalement cowme chrétien, que loyalement il avait servi sa patrie comioe Français.

Le vénérable cardinal Aulonelli lui avait oi&rt, de la part d)i chef de l'Eglise, le gi^and cordon de l'ordre de Pie IX; M. de Gorcelles avait refusé cet honneur, qui eût comblé tous ses vceux, s'il n'eût été lié par un serment qui lui faisait un devoir de ne point porter d'autre croix sur son cœur qu'un petit crucifix, dernier gage de son fils mourant. Le cardinal Antpnelli insista, lui disant obsei*Yer qu^ le pape avait le pouvoir de délier çon sermept ; ce ne fut qu'alors seulement que M. de Gorcelles céda. Quand il fut admis auprès du Saint- P^re, celui-ci lui dit, avec une ineffable bonté» en lui remettant un cbef-d'(BUvre, une pierre précieuse sur laquelle était gravée la figure de la sainte Vierge : — « Voici qui vous consolera d'avoir accepté la croix de.Pie IX ! »

V. dfsjlircelles quitta le chef vénéré «de l'Église, le cœuf gonflé d'émotipn et les yeux pleiins de larmes. .

Le souverain Pontife était résolu de rentrer dans ses ËtaU. Toutes les difficultés étaient âplauiei»; e^ uu) re$s^tifnent dans

cette belle âme n'avait survécu à i'évaeion du aïoiiie sacrilège dont on avait eu le tort injurieux de facîHter la fuite. Ke IX avait prononcé à ce sujet ces magnifiques paroles qui, une fois encore, nous montrent son âme incomparable dans toute la sainteté de sa mansuétude et de sa miséricorde : — < Je ne déplore point la fuite de ce malheureux, parce qu'il échappe à la justice humaine» mais parce qu'die le soustrait à la miséri* c<mle de mon amour paternel ! J'aurais été si heureux de ranMmer au bercail cette brebis plus égarée peut-être que pervesree ! »

Une autre parole magnifique du Saint<>Père fut dite à Toccasioade son retour à Rome. Comme des méchants lui disaient qtte les Français ne le recevraient pas avec les témoignages de respect auxquels a droit le <^ef de TÊglise universelle» et qu'ils ne consentiraient jamais à plier le genou devant Sa Sainteté : — c Vous creyes ? > demanda Pie IX d'ul^ air fin; et conube les calomn&atenrs ÎMistaient» le Saint-Père leur adressa cette réponse sublime : — « Eh bien ! je les bénirai debouts» et l'espère que la bénédiction de Dieu n'en produira pas moins son effiot ! n

Le cardinal ^ntonetti, qui avait été st admirable dans tous eeaévémmens; si courageux» si complètement à la hauteur des; circonstances» avertit le corps diplomatique de larésolution da pape par cette noté :

« Apres que les armes cathdîques eurmt dompté la rébellicttqui agita si vivement les sujets pontifieiiux pendant cm derniers événements» en vit» aux applaudissements universelê des gens de bien, le gouvernement légitime se rétablir pen à peu dans les Ëtats de rÉglise. Pour combler 1^ vcbux du monde cathelicpie et des sujets dévoués à leur pvepre soitve-' rain, il ne restait que le retour du souverain Pontiftii son siège*

« Diverses difficultés ont concouru jusqu'à présent à le re«^ tarder» et spécialement le désir le plus vif du Saint*Père de pouvoir subvenir aux besoins de TÊtat.

(Ws MB daiii»i«es (ewi|Mirei$ fhmiMffemy»%imt» du mpa

c< JLe JSai«(fPëi» a la aiiftfi||Ilo^'qM» A» Sai^Mor^ dmt U maki gifida I^ {juissAoeas aMwwei» mec kim Mme» pour cette s^iote mtreprâe, 4iMgii^i» Aiéaîr tes 8<ibi».qui «• ooaswt^e

Si^^e eët .w raiatiw d'amitié, 46 Aiême f%«'eUfis Mt awoMm avec teur influence morate et matérielle, chacune. firar w pwt, à céti^Ur te «««isimàtfi Bw4ife.4aAB te fkm^ti^é&ifcm ^fW mtêfM,,w mi^ antennsi id'im întéDèt é0»l«t cMMtaotfPir te gaiwitir d»i^:aa libellé «t fon îndipwiliiw ilMlispimafibte» att|)0j«r9rwi»«M itfûvw»d d» r£^ «

PIÉK ifMî m ofdte méma 4» rfumpe. > . L^ NWV .4u S^-Bkwti aftcM9|Mg»é de ^uelq«ies oirà^ mfiifA^^mJfaémT^iSMk^ fiit uateng

trteiDpjl^ JUs» fppvlaUoiiis empMaiéeft YeiiMettI wr to iotta pour #'499iiMiîlter 4eiwiit ce «mnd ;hûiMi#, digne goyiéoo^ tant de Dieu sur la terre. A la frontière, une scène (Dudhiote Qitf ilieu^ au mîUw de» marques ide fidélité fit dtaiBonr des peilptefi» jwes tde Imibeur. Le m des fiwfXr^teiles se jeta am pted0 4ii eaÎDLl^oQttfeetliikiiletimda ea bénédiotÎM :

— « Oh ! oui, de toute mon âme ! dit Rte JX ftdkmàén^^ ému ; lOtij , je iroiisMiî»» je hm^ mtne fMdlte* }e héa» *otre nc)yeit(i»e»fQ«ie'piMiMm^ voiie^ftprimervttiroe»-

QéteaMee.deirhosfMliAîléiqi^ dwîiée? »-^ «ff^

SaîptqP«tfeui4pMdiite:fei, tûNijûNM'iigttDeux, je n'ai rteivfait qd'aoûMttplîr tede^eir d'tui dbi:élîaBt.«> -^«Oui^xepritfieQ^' les tenues mv ^lemx et « eetewit ie tsi icediQftqiie «fi'il pneem awr aon niaw.; oui, noAne affindiefi fiUiile a iété fraude sCfiMTonde*:»

(1 ] Par un emprunt contnrc(êatrecune*fartttetetf maison de Banqtir.

Dans bft Ëtato 4u Miiveraiii Ptetifei l'eiUiK^ittitisiiie ^|iwrael «e chan^ de répowlre MxcalomiHes répantluâ» ptr ia» révaltifeioamwesi6(tti» à bout de reesourees el 4'iatrigtie$^ u^ tjrottYèreBt riea de imeox que de porter Fiteeiidie 49m If^ tilles et les etm^gues, pour d)âtier les popuiatic^is de laur tramfftort à la tue de lew Mre revenu.

Sur son chemin, le souverain Pontife fuit coi»fdHMl4é|^ les noglrtrats, les munîoifnilltés, par des dépNtotÎQOS ^VMlies de RMie^ de tous les. awferes paHute; il jbk B^smé if^rk, peuple tout enlÂer.

La doliee eampagne wah iiepris son aspeot dceoutiuné* L» ilarture, que ne IrouUait plus le fanât 4le rénmite» était n^ dieuse avise son cortège de nsfom et de {ttmfiiBW. Les sdima dbttnttîoHt sar les roules <^e ne siHsMiMHit pkis des hmAi& années pour le pilliige; k^ esfaufs osttffttent lifamsient dasiA les chemins sous l'azur tendre d'un ciel bleu; les .ehdniNiées lançsMBt'dâM Taîr knrs colonnes de ftimée; les fluéii^res tranquiHes prépuraîent le repas des ^to^vaittearB; Aes paffsaas se reposaient sans kiqiiiétiide à fombre épaisse des arbns de h rovteç le batelt^ rentrait le soir en cfafantQBit, raj^oitanC sur ses épaules les avîmns de sa l)arqM. Iloot était ûda»^ rêverie, travail, rspas^ sécurité. Dans les baase-couj», tes animaux s'ébatlaîent sans être exposés à étpe' volés par le0 défenseurs de la liberté; Vi^pàfé était partoilt repara, et le di*^ maniée me (ouïe heureuse se pn^ssaît da*s f éfJKse/ sansuvoir a pedofrter les poignards des apurée de la fratemlé:

Le peuple romain renaissait à la foi et «n môme temps è rintelligence, esr les nations coupables envers *Dieu, tomteot dans rabmâssemeht. L'incrédulité avait laissé 4emère elle lise trace bràlante qui s'éteignait à mesure foe s'iapproefaast le souverain "Pôntil^, de même qu'à l'efftpée de l'armée fraii^ çaise «voient fui tou^ ces prétendus champions de la liberté et defltalie, qui n'étaient les champions qiie de leur propre or*- ^ueil et de 4«ur an^iti^n. •

Le 12» leJSaiiit*Përefltson entrée dans Rome. LVir retentit des cris de Tallégresse universelle, q«eiid il parut, dans toute sa splendeur saerée» prêta donner encore son âme à son peuple et à le faire Tivre de la vie de son coeur. Une eipressioadç bonheur calme et profond et d'ineffable tendresse débordait sur ses traits majestueux, et donnait à sa figure une splendeur et une transparence infinies*

Quand il avait quitté Rome, comme le dernier rayon du soleil qui se retire d'une vallée, elle avait été plongée dans les ténèbres favorables aux crimes. Maintenant, avec lui, revenait la lumière. Rome voyait ! Qu'estr-ce 4{ue Rome sans le pape? Ciel sans rayons, sites sans âme , pas sans guide. Rome est immortelle parce qu'elle est consacrée par la religion. Rome souillée par l'athéisme n'est plus qu'une idole profanée. La religion a donné la gloire à Rome ; la République lui a légué l-opprobre.

I.^ Romains, sur la route du Saint Père, jetaient des fleurs, cet alphabet embaumé de la nature. Les innombrables palpitations de félicité qui agitaient leurs ocsurs» rayonnaient sur leurs visages. Toute cette foule semblait n'tavoir qu'une même vie, pleine et débordante d'un seul sentiment z le respect.

Elle était ainsi, inclinée pour la prière, cette chaîne mystérieuse qui rattache l'homme à Dieu, ce parfum de l'âme pkin d'ivresses et de larmes heureuses.

Oreligion! instinotéploré des cœurs souffrants, loi divine, consolateur suprême 1 0 religion ! que les lâches te diffiimant et que les méchants te proscrivent I Tu es le seul bonheur réel de ce pauvre monde! Pour n'être point trompé, ce n'est qu'à Dieu qu'il &ut donner son âme..*. 0 religion! refuge contre le désespoir, tu es notre courage, notre consolation et notre espérance..... notre port, notre abri, notre asile.

Du jour où la religion fut restauréo à Rome, les Romains semblèrent avoir re«u un nouveau baptême. La foi était rentrée dans leurs cœurs épanouis. Elle avait transfermé leurs

âmes ; elle les avait purifiées des souillures dont elles s'étaient tachées sous la révolotiou. La religion était le flambeau qui les embrasait en les éclairant. Ce9 malheureux égarés par Tesprit de révolte et de haine» comprirent le néant du r«pu^ blieanisme, du soeialisme, dé tout ce qui n'est pas l'Eglise de Dieu. Ils rougissaient d'eux-mêmes en se regardant dans le passé démocratique et en se comparant à la pureté et à la perfection de Pie IX, qui venait de nouveau de se manifester à eux, centre de rayons de sensibilité, de foi, de charité, d'amour fils le priaient de le laver dans une de ses larmes, pour qu^ ne restât plus rien de leurs iniquités, pour qu'il les transformât au point que le monde ne pût plus les reconnaître. Ik comprenaient la vertu en le voyant revenir parmi eux, tou<> jours le même^ toujours aimant, c'est-à-dire capable de tous les dévouements, de tous les héroismes. Ils priaient le ciel de les égaler àce Pdntife admirable, en présence du q uel ils éprouvaient de salutaires hontes. Mais si tendres étaient ses paroles, si pénétrant et si doux son regard, si saintes sa charité et sa mansuétude, que les coupables, en s'humiiiant devant lui, se sentaient grandis, non abaissés. 11 leur semblait qu'ils sentaient en eux pénétrer la pureté de cette nature adorable. Tout ce que l'esprit voltairien et l'esprit radical avait amassé en eox de sédieresse, de vanité , de puérilité, de haine, d'ironie, de préjugés, de doute et d'amertume dans ces mauvais jours de révolution y disparaissait sous la chaleur de la foi| comme la cire devant la flamme, comme les feuilles pourries sous le vent d'hiver, et ils ne se reconnaissaient pas eux-mêmes. Ils avaient rompu avec les violences et les crimes de la démagogie; ils retrouvaient le sérieux, l'enthousiasme, la paix, la piété intimes, la prière qui épure le cœur^ les douces larmes qui le lavent et l'attendrissent.

Sincèrement , ils se promettaient de ne plus jamais redes* cendre de ces hauteurs catholiques où les tendresses, Tauto^ rite, la voix, la présence seule de Pie IX les avaient élevés*

AniK j^ûywSf de sou amour, leur âme fevaUit wie âeeaade virgiaité« Tw( ce qu'il av^it dit leuf paraissait, éternel eoouDe U justice» twt ce qu'il avait fait, sfteré coosine le bien. Ils enviaient la terre étrangère q^u'il avait foulée dans son exil, les rayons de soleil qui l'avaient enveloppé dans son infortune; ils auraient voulu recueillir l'aiir qu'il avait respiré à Gaëte, ë. le ramener à Ronie. Ib enviaient le destin de Ferdinand II, qui lui avait ouvert sa m^son, et le foyer de son adofalîafl. Ils étaient bien réellement dentés des fureurs jacobines, avec leurs assouvissements sensuels de la brute. Aux chefs de l'athéisme, les provoquant au vice et au crinœ, ilseoinparaîeot Pie IX, les cotivrant de ses bieniaits, leia* apprenant à jouir de la vertu et de la paix, leur traçar>t la route à suivve danseelte vie, les récompensant des sacrifiées mondain» par cette pensée que tout est compté dans le cœur de Jésus-Christ « que tout s'accumule dai>s son amour, que tout semtdtiplie chaussa tendresse , que tout va se joindre à ce trésor de justice qui st remplit ici-bas pour s'ouvrir dans le ciel.

A ceux qui avaient applaudi la République , il ne resbûl de cette profanation d'eux-mêmes, de la religion, de la civilisation et de l'Italie, que le souvenir des flétrissures qu'elle avait laites à la patrie, et l'étonnement de leur enthousiasme ennoui. L'idée qu'ils avaient pu se laisser ainsi abuâer, qu'ils avaient pu tralùr le saint Pontife, les saisissait d'une siaeère horreur. Ce repentir était respectable, car il était profood et sincère, et l'Eglise toujours pardonne, si coupable qu'on ait été. Pécheurs, puisons daiis cette consolante pensée du courage pour les pénitences éclatantes!

Avec confiance, jetons^nous dans les bras de la religioa, refuge des repentirs sincères, des remords aux ongles d'acier. lies douleurs puissantes, des espérances déçuesy des noWe^ cœurs méconnus, des pensées solitaires, des secrète» souffrances, des fautes et des crimes détestés,,,.. Là se^dement «^l le s'rdut de ITune.

— 4iK —

TraMitom lé^AMcfiomiiowMpawi^âmeiiHéeifàm»^^ qm^ devant nouf;». a marché, diafgé de sa orem peftHifie*. Comme lUf^ porlDns^ee finrdeao etsouliaîtaiia êfy nfoavir ! Ceiff^ yie, east tai^vs k souffranoa, ear taojaalrs e^eM Pépreiit«f; soitfaotiâ éoffc par le corps ^ par Fâme, et soyms plif&grmd.*; que k douleur* Vivons salia am», sanseonsoklipnil; ftonmeft»tons-nous à la volonté divine, et gnnidtsaaita^ ai» htimiHié M en courage, à mesure que grandissent nos plaies, et ne cherchons que ce qui est éternel !

Ah ! mes frères, je voudrais, pécheur régénéré, brebis égarée rentrée dans l'Eglise, vous exprimer tout ce que la soumission, la résignation, les larniirt, la douleur pour Dieu supportée, ont de profondément adorable !

— Réjouissons-nous» s'écriaient les Romains,, voiei notre père qui est revenu ; notre père qui nou^aime,. qui avait aoiff de nous pardonner et de nous revoir !

Rome renaissait à des délices de piété et d'amour. Sa voit, au temps de ses erreurs facile au blaaph&noa,, exlialait les louanges du souverain Pontife. Rome était illuminée de$ éclairs de l'auréole d'or de Pie IK ; elle était inondée des flots de sa tendresse. Sa pensée redevenait t^oe fleur dont il recoiv natssait le parfum.

Les Romains repentants, jetaient les actions de grâce sur le sentier par oii il s'avançait^ et lui^ le père indulgent el mi* m*riuor<li(uXr il leur tendait ^es bras ouvert^,

Que vos tristesses soient consolées » ô Trës-Ssint-Përe ; vos enfants, désormais, seront dignes de vous. Votre peuple n'oubliera plus vos précieux commandements, fl a été bien puni par le désespoir de vous avoir perdu. Il a pleuré sur luimême et sur ses fautes. Cachez-lui les blessures qu'il vous a faites. 11 sait^rhéroisme de vos douleurs; il gémit sur son iniquité; oubliez-la et pardonnez lui!

yi.

Le retour de Pie IX dans ses Ëtats réservait aux populations une des joies inconnues aux peuples. Les autres sonverains, circonscrits dans Tétendue matérielle de leur royaume» ont des bornes à leur prestige comme des limites à leur territoire.

Pie IX, présidant aux destinées terrestres de la Romagne, est certainement» lui aussi, le souverain bien-aimé de ses sujets; mais, ce qui, lors de sa réapparition au milieu d'eux, devait surtout exciter Tenthousiasme et jusqu'au fanatisme de Tamour» c'est qu'avec lui, reratrait à Rome, dans tout le merveilleux d'une résurrection : la foi, dont les plus insensés, les pins incrédules, les plus sceptiques se sentaient inondés tout à coup, en présence de l'exilé des hommes, resté l'élu de Dieu. C*est qu'avec lui rentrait à Rome, dans sa majesté mystérieuse et primitive, la religion, qui, pure comme Dieu lui-même dont elle émane, s'était enfuie devant le sang qui rougissait ses autels, comme pour ne point se souiller au contact impur de la démagogie. C'est qu'avec lui, enfin, rentrait è Rome U

liberté, elle-même inséparable de la religion « la liberté devenue licence dans les mains impies et ensanglantées de la révolution ^ la liberté pSle, défigurée, jetée en pâture aux trop crédules populations, et rendue ainsi méconnaissable et odieuse ; liberté sainte cette fois, liberté pure, liberté auguste, qui du ciel o(i elle a son berceau, descendait dans toute la plénitude de la justice et de la vérité, comme pour escorter sur son passage le représentant béni, inspiré, convaincu» de la Providence ellemême.

Tel était, avec la paix calme et bienfaitrice, le cortège spirituel de Pie IX, faisant à Rome son entrée solennelle et triomphante au milieu de la joie de tout un peuple. La vue du 8aint-Père réveillait chez tous des accents généreux, sympathiques, enthousiastes. De même que l'adversité ne' Vavait point abattu , son pouvoir restauré ne Tenorgueillissait pas ; calme, recuelHi, austère, adressant à Dieu les bénédictions dont il était robjet, des paroles douces etévangéliques tombaient de ses lèvres sur des cœurs avides, comme la rosée du ciel sur des champs stériles, comme la manne daiis le désert, comme le baume sur la plaie.

Pie IX, rentrant à Rome, ressemblait moins à un monarque qui recouvre ses Etats, qu'au père qui revient au fover. Dans la sublime humilité de son cœur, c'était le père d'une nation retrouvant sa famille; il avait le stoïcisme du citoyen qui rentre dans sa patrie. Descendant de saint Pierre, ni la haine ni la vengeance n'avaient asile dans son âme; déjà, d'ailleurs, Bome n'était plus pour lui la ville ingrate, impie, sacrilège, mais Rome soumise, mais Rome repentante, mais Rome chrétienne. En présence des flots tumultueux qui se pressaient sur son passage, Pie IX ne se souvenait des jours de sang et d'infamie que pour répandre partout son pardon empressé et miséricordieux. Le sceptre dans une main, FÊvangile dans l'autre, le souverain rétablissait Tautorité, précurseur infaillible de Tordre, en même temps que le Pontife ramenait les chré-

T. Il F T

.li^s éfar«sl(Hn<delavaiedfi defelr^t deJ^jpié(é.|Ueiil6t»iie sesquyenantipks que de la mission dupi:etref il;en4iccomplit scrupuleusement le pieux ministère : cûnsalantjflfi^uitt, raii^ mant <Ies autnest relevant de. ses mains le rq>eotaQtj(|iûis.'lu^ mîUe à ses pieds^aqgustes.

/ \ Cep^pdant les populations émues ae cherchaient plus à

contenir les cris d'exaltation ^t d'enllionsiasme çffX germùent dans, ibur ^eint La. vue du libérateur av^^t enfin df36y|pé les dernières appréhensions que la démagogie moribonde entre* tenait encore dans les c^urs timides* L!anarabîe^g|tûrei (4ie^ rhait à montrer encore sa face livide et cadavérenae ;#maisrelle recula^ jcf tte fois, anéantie devant les traits cahnes, austtes et,paciri;iues de l'ayguste Saînt^Père. Libre* «nfin de a'abti^ iJonner à toute Texpansion de i$a gratitude, chacnn à Teavi sollicitait une bénédiction j, uneparole, un.r^acddePiieIX« comme dernier , palliatif aux traces douloureusesimprimées.par Ja révolution : iémoignage spontané de TknpuiaswGeet de h fragilité des entreprises humaines qui, infailliblement* doiveit se briser en 9e heurtant aux choses de Dieu !

Â'msl s'accomplit, au nom de la civilisation chrétienne» et au milieu des fanfares et dç|s réjouissances, la restausation du trône pontifical ; ainsi rentrait dans l'abime^ avec la flétrisaure de Tinfamie, Tanarchie vaincue et désarynée; ainsi s'évanouit à la vue du saint homme, une tentative «ussi impie qu'audacieuse et qui tenait le monde chrétien dans une fébrile agitation; ainsi enfin TËglise, un moment alarmée, recouvrait son chef souverain, entouré du même prestige et l'objet du même culte et de la même vénération; vénération rendite plus grande encore et plus empressée j)ar la volonté naystéricuse el manifeste qui, si visiblement, CQntribuaii*au rétablissement du rjbgne de TÉvangile en en confiant de nouvaau aux saiQ(0S inaina. de Pie IX, la ^lesliqée ilorieuee et providentielle^

Vtl.

Otiafiiaie'&éiiveraiTi'Pofitffé parut, 'totttéS^lêSVbiitKîëttHSfe- , rnnt son 'ssriiit nom; toiiis s'agenouHlfereAt, ptêtrés et 'ftô!-dnls, boiirgedî^ et ouvriers. L'âi'mée IVatiçaîse 1ai '^HfSK ife cortège. Dans la bakifique, 'la foule feçirt sa béiiédlélkM! «alVéfe respect; les tambours battirent auxfehamrps,1ës'bâSôttt)è?ttei^Wrent abaissées, ' et les ^Wats èe 'la Pi'ance itOftAfewertt ^us^meirtâ genoux âevatit te teprèàetitantiâe^eti;^otrtffiténient aux calomnies des trtécbants.l^ Te'thm-snrxWi^'ViÊ^ nédiction pontificale ; puis le Saint-Père'serïfnfflt»! VytWfti, Miiti dd cor|fe diplomatique. Ivresse isâeréé'î'fthWÏfeTliSrtoire îj*offrit un jilus magnifique speclacîe. . » . .»

Ce jour 1\itf un des plus beaux de Romfe et de fuhitfe» 4itholique. La ville éternelle fat Illuminée; eTIeoffi^Mtllta^pëètacte inouï, que la phrniè est impuissante à renfdfe.*ltt|ofe^tait dans totïs les cœurs. ...

Le retour triomphal au Saînt-^Pfere à Rome est TétftwttittAt le pins grand du dix-neuvième sîfede.

Le -15 avrB, le pape feçatles ïéHcitktîmis du ictfrps tfi^matique et répondit à la harangue tfe KI.TaftibâtdSadéifr <P£ipagne : ' • ' . . * . '•

«^Messiecrrs, ' • ' *

« Vous qtiï m'avcfz. accmtipagnë et smitenta Waftts tes'j4itf*s d'épreuve et d*aflHction, Vous ftrmeï aujourdTttS't^his Ijile jamais ma joie et ma couronné. « '

« Bh Vorus ex]^mant ma l'ecdîinaissance ffcài^'r-ftilWéft^c^e vous avez pris à toutes les viCr^ituÔes qui 8i$*Wit'«icéâlé avec tant de rapidité, je vous remercie égâhhttW/t*de'Ce^i^t|»to

vous prenez auv événements actuels, et j*ai la ferme confiance que Totre assistance ne me fera pas défaut pour Tavenir.

« Exprimez à vos souverabs et à vos gouvernements combien je suis pénétré de gratitude pour tout ce qu'ils ont dit et fait en faveur du Saint-Siège. Assurez-les que je prie Dieu continuellement pour la paix de l'Europe et du monde.

« Je désire que les bénédictions de Dieu descendent abon- .dioitp? sur chacun de vous et sur les nations que vous représentes, afin que, vivifiées par ce don céleste, elles voient au joilteu d'elles s'étendre les conquêtes de la foi contre Tesprit d'irréligion, et celles de la tranquillité et de Tordre contre Tes- .jint de trouble et d'anarchie. »

>. Deux jours après, ce fut au tour du corps des officiers de ramée française à offrir leurs félicitations et leurs respects i JSaSiinteté. Ils furent présentés par le commandant en chef, le généra) Baraguay-d'Hilliers.

. « Je suis trè9*heureuX| leur dit le souverain Pontife» de nie trouver au milieu d'une armée qui vient de donner d'éclatants .axemples de valeur et de discipline» et qui appartient à uue nation catholique et généreuse,

«il est bien doux à mon cœur d'exprimer en cette occasion les sentiments de la vive gratitude que je professe pour rarmée française» qui A'a épargné ni son ai^nt» ni ses fatigues, ni son sang, pour délivrer Rome de Tanarchie qui Toppriaifiit et assurer au vicaire de Jésus-Christ son indépendance et comme Pontife et comme souverain,

« Soyez mon interprète» monsieur le général , vous qui, digne successeur des deux généraux qui vous ont précédé, vous faites honneur de représenter la France auprès du Saint-Siège. .Faites connaître mes sentiments paternels au président de Is République, qui a surmonté les obstacles mis à une entreprise .ai louable» à l'Assemblée qui l'a décrétée et qui fit éclater dans son sein ces nobles sentiments qui remplissent mon cœur de J(HO et dd.consolatton.

— \ll —

c J'appelle et j'appellerai toujours la bénédiction de Dieu sur cbacan de vous, sur vos familles, sur toute la France^ afin que Tesprit de religion, source de tous les biens, se répande toujours davantage au milieu de votre généreuse nation. Je l'appelle plus particulièrement sur l'armée, qui, grâce à Thonnear, à la discipline et à la valeur qui la distinguent, sera toujours le soutien de l'ordre public et le gage de la tran-* quillité. »

Le général en obef «vait dU à ses officierB, a? ant <|m» ne ptfùt le SfiÂnlrPère : n Maasieura» en déAUnt devant la aouverain Pontife, il est d'uaage qu'on lui baiae la mai». Les oSR»^ ciers généraux s'y conformeront. Cependant, cet usage a'aat point obligatoire; eaux d'entre vous qui voudraient s'en dispenser seront parfottemeat libres de le hire. »

Mais paa un de oes braves officiers catbobques ne n^ligea ce devoir. Dès que Pie IX eut parlé, ils défilèrent devant lui,, et chac^m d'eux baiaa reapff)ctueuienient sa sainte main» la poitrine aoutevée par l'émotion, les yeux remplis de larnea beurauaaa.

Ce fut le lendemain, 18, que le Pape béoit laa.aroMaet ka . drapeaux de la France sur la place de Çaiiit-Pierre.

ie Saint*Père, aeccMnpi^ë des cardinaux Antonelli et Du* pont, paaaa l'année fryiQgaise en revue et )a béi^it.

Cette journée, qui couronna l'œuvjv de reatauiation du double pouvoir pontifical, offrit l'un des spectacles les plus im* posants dont on puisse se taire une idée.

Cétait le trioinpbe de la foi, dont le flamb«aqi .dana lea oaaina de l'adorable Pie IX, allait de oouvea» dmfer l'humanité»

vin.

Les factions audacieuses étaient rentrées dans l'ombre. Li p»és««6 tefikiiit«>Pène avâpit rendu ra0(ifi<é^ Tiordre, le ino«venimt tl.||i>séieiirité à* radministration, à rinènstvie et m trauaife* Kf/Aê- tm stériles et doirloumisds agitations» l^om rdp»eia^|»étt k peo lés h^bitud^dso^lmes^ sérieuses, honnêtes, laboiieiiaes^ âm peuples régoHërement gouyemé^. Qaand I» clubs sont fermés, les églises et les at«)îers soBt ouverts, les cito^tlfPà leurs affaires, à leurs intérêts, à leurs devoirs, et k vie* politique se^ confond tians la vie sociale.

La Dé^lutioil éterit fime. Ce résuttat parlait assez ha«t pour éldoffl»' le» Yoh importunes et' indiscrètes des petites rancunes, les mesquines ambitions du libéralisme, les vaines promesse» dSs turi^l^nts.

Grâce au concours dé farmée fVançaise et au repentir du peup^B romaki, qui avait trop souffert pour n'être point éclairé et corrigé, le <îalfne et la prospérité revinrent, dont on avait tant Ijeso'rnf après ces mses, après ces épouvantables cobvulsions*

La vie sociale, étouffée par la république, s'élargit; le twvaH'anéaiMi reprit son cours et se mulliplla; le bien-être se vulgttrisa insensiblement ; la civilisation se développa de nouveau; la misère disparut autant que la Providence Ta permis dans la loi des souffrances qu'elle a faite à f humanité.

Pie IX continua l'œuvre de paix et d'amour qu'il avait entreprise, non pour la gloire de son glorieux nom, mais pour le bonheur de j^es sujets et la prospérité de l'imrtiortelle fJ sainte Église.

Ici s'arrête le travail que nous avons entrepris, qui sera complété, car déjà ces événements sont loin de nous. En attendant, nous terminons cette première étude en publiant le tableau suivant.

TABLEAU GHRONOLOGIQUfi DES PAPES.

DEPUIS SAINT PIERRE JLSQU'a SA SAINTETÉ PIC IX.

i. SAINT PIERRE, de Galilée, prince des apôtres, qui reçut de Notre*Seigneur Jésus-Christ le pouvoir pontifical pour le transmettre à ses successeurs ; il résida d'abord à Antioche, il vint ensuite à Rome. La chronique d'Eusèbe assigne environ vingt-cinq ans au pon» tificat de saint Pierre.

S. SAINT LIN, martyr, né à Volterra, en Toscane, élu l'an 66, gouverna le Saint-Siège pendant douze ans.

3. SAINT ANACLET, martyr, d* Athènes, élu Tan 78, gouverna le Saint«Siége pendant dôme ans.

4. SAINT CLÉMENT, martyr, né à Rome, élu Tan 91, tint le Saint- Siège neuf ans et quelques mois.

5. SAINT ÉVAR1STE, marlyr, élu Tan 100, tint le Saînt-Si^e environ neuf ans.

6. SAINT ALEXANDRE I*' , martyr, Romain de naissance, élu Tan 109 gouverna l*Église près de dix ans.

7. SAINT SIXTE 1er, martyr, né à Rome, élu Tau 1 19, tint le Saint- Siège près de neuf ans.

8. SAINT THÉLESPHORE, martyr^ né à Turium» dans la grande Grèce, élu vers la fin de l'année 127, occupa le Saint-Siège près de onze ans.

9. SAINT HIGIN, martyr, d'Athènes, élu l'an 139, gouverna Ia Saint-Siège près de quatre ans.

10. SAINT PIE 1er, martyr, d'Aquilée, élu l'an 143, gouverna le Saint-Siège pendant quinze ans.

H. SAINT*ANICET, martyr, élu Tan 157, gouverna le Saint-Siège près de onze ans.

i'2. SALN r SOTÈhH, mariyr, de Foiidi, en Italie, élu Tan 161, tint le Saint-Siège neuf ans et (juelques mois.

13. SAINT ÉLeRJTflÈRfii mâK>T;(n^igh)»ih$dél1iœpolis,tlur^^ 177, tint le Saint-Siège quinze ans et quelques mois.

14. SAINT VICTOR 1«S nii/ijf, ufiginaire d'Afrique, élu lai! 193, gouverna TEglise environ neuf ans.

15. SAINT ZÉPHIRIN, martyr, Romain de naissaiice^.éUl'an ^' tint le Safnt-Sfêge pendîmt dix-sept ans environ.

16. SAINT GALIXTE 1er, martyr, né à Rome, élu Tan 219, tintk Saint-Siège pendant quatre ans.

17. SAINT URBAIN 1er, martyr, né à Rome, élu J'a» 283, wufi le Saint-Siège un peu plus de sept ans.

18. SAINT PONTIANUS» martyr, Ronuia de naissani»» ékiiia 230, gouverna le Saint-Siège environ cinq: ans.

19. SAINT ANTÈRE, martyr, de Policastro, dans la gnndeeito élu l'an 235» ne tint le Saint-Siéga que l'espace d'un mois.

20. SAINT FABlANUS,.maityr» né. à Rome» élu au commaa» ment de l'année 236, occupa le Saint-Siège pendaat quatonee ans.

21. SAINT CORNÉUUS, martyr, Romain de naiscaiice, élQM commencement de Tannée 251, tint le SaintrSié0e wt an Uoîsm^sft dix jours.

22. SAINT LUGIUS I^, martyr, né à Rome, élu l'an 252. gooverna l'Eglise un peu plus de cinq mois.

23. SAINT ETIENNE 1er, martyr, Romain de naissance, de h maison Julia, élu Tan 253, tint le Saint-Siège quatre ans et six mois.

24-. SAINT SIXTE 11, martyr, d'Athènes, élu l'an 257, nctinfle siège que onze mois et quelques jours.

25. SAINT DENIS, martyr, de Turiuni, dans la grande Grèce, élu l'an 259j ocaipa le Saint-Siège dix ans cinq mois et quelques jours.

26. SAINT FÉLIX 1er, martyr, Romain de naissance, élu raii26î. gouverna l'Eglise près de cinq ans.

27. SAINT EUTICHIAM S, martyr, originaire de Toscane, élurf 275, {(onverna ]o Saint-Sirge huit ans onze mois et quelques joius.

•28. SAINT CVlXou SAINT CAJLS, inarUr, de Salona.cn Halmati(\ ( ville actuellement ruincej), élu Tan 283, occupa le Sainf-^i^ !b:<? douze mis fjMatr^ mois et dii;-sppt jours.

30. SAINT MARCEL P', mauryr, né à Rome, élu, aan>UHMmhi croit ownoimwnieiU» i »sud08, ijaiie Sainl-Si^.uiitaui^epljnQ^et environ vingi jours.

31. 6MMT KliSÊttK».dolapoaUiviUe(M:a«fqN>,mQ^^ Tan 310, n'eut un pontificatyiqj^^<te^aUQ.nM>ii'eti4M4Sm joniff^,

as. SiUIfT MSM;i(l^£jpriomiie4^ SaintrSi^e deux ans six moi^at-q^ialque^ joiMS*.

pontiûcaii de vingt-un ans et onsa jmUu

34^ SIUMT MAM,Bdm«inidaiiaîaNUM^éluraiyai5jn*aaeu|^^ Saint^iége que huit à neuf jours.

3& SAINT iULES l«^,néjàJteDe,éiaraiyia7/gWiMAârÉglise qttiimetam deux moi» #t^piîaM. jours»

M. UBÊRi/, de la nxiiaM SméOk, deUbme, élli l)in 8»t^ tist le Saint-Siéys'qaaCona ans quatre- mCHa ai deiix«j«imi

dr. SAINT PÉLIiSl Uv flé^i Bome, gonveim. l'^giiae dotaiH Tâtil du [Mipe Libère, pendant dcmx sma.

36. SAfiNT ûAMASE: Ifr, diileGMnd» néàiViaciarano^ «a Portugal, élu Tan 366, gouveouie^SaîiA^^SodKB^hiiîlJiaaiei.daax» moisi

30.. êkWE 8I1IICE, JiéÀtenie, élu anrla fipide rMtéê'384, tint le Saint^iége qualacasAlis.

44h fiàUIT AMAfifBAftEL.feiir, BéàBains) éUi ven lafindl^l'aonée 398, occupa>fai8ctwt> SUgp tnmwm et dqa jomps.

41;. âAiMTWN06Ef«tie»,ditleOraiid^orîginaire4':<tlbat^ la fin de Tannée 401, gouverna le Saiwl-^ége! peiidat quinteai». Ge* fuliSftuMcm^attflcai, qMlAlwo^ «ûi dtaGalhs, prît ••iqo^vIi lîwa

42. SAINT ZOZniE, de Hesuraca, dans la grande Grèoe^ ^ki l*a«t> 41Zy tiat)leiSaîiiti6îég04»«éant'uaiaAaif>bKMM^

49;: SAINT BOMEMID le^ né à Rtoie, élu r«» 4M, o€ini|)a'l0' SainUSiége trois ans trois mois et sept jours.

44wr Mii9rrCJâ»tBS9IN4er, ori^iAoîrede to Campaaie, élu r:ln.4i2 gouverna le Saint-Siège près de drx-aAs.

'46k.SMiff 9«IQB1» m, Ifomal» de naiMHMte, m I%»i4«2, gadverna le Saint-Siège environ huit ans. ...-.•

46. SAINT LÉON !«>*, dit le Grand, né à ftome, ou suivant d*autrès eo Toscane, élu Tati 440, gouverna TËgliae Tingt-mi ans un mois et ipiatre Jouis.

47. SAINT HILAIRE, né à (Jagliari, en Sardaigtie, élu en 461, tint le Saint-I^ége environ six ans.

48. SAINT SIMPUCIUS, de Tivoli, en Italie, élu Tan 467, goii* vema TÉgliae pendant près de quinze ans.

4t. SAINT FÉLIX DI, né à Rome, élu sur la fin de Tannée W^, occupa le Saini-Siége près de neuf ans.

M. SAINT 6ÉLASE 1er, originaii« d'AMque, éhi l'an 4f2, tint le Saintôiége quatre ans et neuf mois.

5t. SAINT ANASTASE U, né à Rome, élu l'an 496, tint le Saint- Siège deux ans et six mois.

59. SAINT SYMMAQUE, originaire de nie de Sardaigne, élu vers la fin de Tannée 498, gouverna le Saint-Siège quimee ans ^t huit mois.

5S. SAINT HORMISDAS, de Fiposinone, petite vOle de la Campanie, élu Tan 514, occupa le Saint-Siège neuf ans et onie jours.

54. SAINT JEAN 1er, niartyr, originaire de la Toscane, éhi V»n 599, tintleSaint-Si^e deux ans et environ neuf mois.

55. SAINT FEUX IV, néà Rénévent, élu Tan 596, eut un pontificat de quatre ans deux mois et quelques jouis.

56. RONIFACE II, Romain de naiasanee, €k>th d'origine, élu Tan 530, tint le Saint-Siège un peu plus de deux ans.

57. JEAN II, né à Rome, éhi sur la An de Tannée 5S9 , ne gouverna TÉglise que deux tms quatre mois et quelques jours.

58. SAINT AGAPET I«» né à Rome, élu Tan 535 , ne tint le Saint- Siège que dix mois et dixHMwf jouis.

59. SAINT SILYÈRE ou SILYfiRIUS, martyr, de Frosinone dans la Gampanie, élu Tan 536, gouverna le SaintrSiége deux ans et quelques jours.

60. VIGILE, Romain de naissance, inconnu comme pape légitime Tan 536, depuis la mort de saint Sihère, tint le Saint-Siège seixe ans et tàx mois.

61. PELAGE !«*, né à Rome, élu Tan 555, occupa le Saintôîége quatre ans dix mois et dix-huit jours.

.69. JEAN III, né à Rome, élu Tan 560, fouvema k Sêint-Siéfa

environ treize ans.

63. BENOIT H» Bomain de naissanoe, élu Tan 574 , occupa tt Saiat-Siége qualie ans un mois et vingt-huit jours.

64. PELAGE II, élu Tan 578 , tint le SainUSiége douM ans deux mois et dix jours.

65. SAINT GRÉGOIRE I-, dit le Giand, né à Rome, élu l'an 590, gourema TÉglise pendant treize ans six mois et dix jours.

66. SABINIANUS, ou SAB1MEN, de Yolterra, ville de la Toscane > élu Tan 604, gouverna TÉglise trois ans trois mois et neuf jours.

67. BONIFACE III, né à Rome, élu dans Tannée 607, tint le Saint- Siège huit mois et vingt-deux jours.

68. SAINT BONIFACE FV , de la ville de Valéria, pa Italie, élu en 608 eut un pontificat de six ans huit mois et treize ^ours.

69. SAINT DIEUDONNÉ, né à Rome, élu e'i 615, tint le Saint- Siège environ trois ans.

70. BONIFACE V, né à Naples, élu d ins Tannée 619, occupa le Saint-Siège cinq ans et dix mois.

71. HONORIUS P', originaire de la Campanie, élu Tan 685, occupa le Saint-Siège douze ans onze mois et seize jours.

72. SÉVÉRINUS, né à Rome, élu Tan 640, ne gouverna le Saint- Siège que trois mois et quatre jours.

73. JEAN IV, originaire de laDalmatie, élu Tan 640, tint le Saint- Siège un an neuf mois et dix-huit jours.

74. TiiÉODORE !•% Grec d'origine, élu dans Tannée 642, occupa Saint-Siège six ans cinq .mots et neuf jours.

75. SAINT MARTIN P', martyr, né à Todi en Italie, élu Tan 649, tint le Saint-Siège six ans deux mois et douze jours.

76. EUGÈNE I*', Romain de naissance, élu du vivant du pape saint Martin et de son consentement, le 8 septembre 654, mourut après deux ans huit mois et vingt-quatre jours de pontificat.

77. SAINT YITAUEN, néà Segni, dans la Campanie, élu Tan 657, tint le Saint-Si^e quatorze ans et six mois.

78. ADÉODAT, né à Rome, élu Tan 672, tint le Saint-Siège quatre ans deux mois et quelques jours.

79. DONO I*', ou DONON, Romain de naissance, élu Tan 676, ne vécut sur le Saint*Si^e qu'un an cinq mois et onze jours.

Page 1