INTRODUCTION XXV
commentaire. Il n'y a qu'à ouvrir ses œuvres pour reconnaître en lui le docteur de la suprématie législative, judiciaire, administrative et surtout doctrinale du Pontife de Rome.
D'abord il le déclare en termes absolus : Rome est le centre de l'Unité, et il y a pour tout chrétien nécessité et devoir d'adhérer à ce centre par une foi et une soumission formelle. : Un évêque n'est pas catholique s'il n'est en communion avec l'Eglise romaine; il n'y a pas de foi véritable dans le schisme {, — Entrer dans la barque de Pierre, c'est entrer dans l'Eglise 2. — Ceux-là ne peuvent prétendre à l'héritage de Pierre qui ne se tiennent pas unis au siège de Pierre, et qui le désolent par des divisions impies 3. — Troubler Rome, c'est troubler le corps entier de l'Église et la foi des Apôtres; pacifier Rome , c'est mettre la paix dans tout ce corps 4.
Rome est la source de la sacrée juridiction. — L'Église romaine est la tête de tout le monde romain, et
1 Percontatus est (Satyrus) utrumnam cum episcopis calholicis , hoc est cum Romana Ecclesia conveniret. — Non putavit fidem esse in schismate. (Ambr. de Excessu Satyri lib. I, n. 46, 47.)
2 Hi igitur ad navem Patri , hoc est ad Ecclesiam convenerunt. {In Luc. lib. IV, n. 77.)
3 Non habent Pétri hœreditalem qui Pétri sedem non habent, quam impia divisione discerpunt. [De Pœnit. lib. I, n. 32.)
4 Ne (Ursinus) possit turbare lotum corpus Ecclesisetoto orbe diffusum et universa turbare... Totius orbis Romani caput Romanam Ecclesiam. atque illam sacrosanclam apostolorum fidem, ne turbari sinerel, obsecranda fuit clementia vestra. (Ambr. Epist. xi ' Imperalor. , n. 2 et 4.)