INTRODUCTION XXXIII
l'arche, sans vouloir croire encore que c'est elle qui va porter au-dessus du déluge l'espoir et la vie du monde. Plus les révolutions diminueront les pouvoirs humains, plus elles feront sentir le besoin du pouvoir divin , plus elles donneront raison è ces actes du saint-siége , à ces protestations de la foi et du droit qui font pousser tant de clameurs aux aveugles démolisseurs des principes sociaux '. F^atiguées de négociations, de changements, de malheurs, les intelligences droites et les consciences saines éprouveront le besoin de revenir à rÉglise comme à la seule autorité capable de régler et de consacrer toutes les autres. Alors on bénira et on glorifiera le jour où la vérité s'est solennellement reconnu . dans le
• C'est la pensée qu'un journal protestant, lo Revue de Bcrlh^, exprimait énergiquement, il y a quelque? années, à propos de TEncyclique de notre Saint- Père Pie IX :
<i Dans l'enivrement général de la gloire qui enciiante les puissants et les égoïstes , le Pape seul ose découvrir les plaies de la société malade. Pie IX sauve son troupeau chrétien de la corruption, par l'autorité séculaire de la foi... Or, lorsqu'un vieux solitaire, un captif, un homme dépouillé devient l'accusateur, le juge que Dieu a chargé de l'exécution de ses décrets; lorsque cet homme rappelle à des Etais athées l'idée de ces doctrines qui seules peuvent donner de la durée à la possession et au pouvoir, il y a là une preuve que la marée des succès humains est montée à son plus haut degré: dès lors on peut présager son déclin et une phase nouvelle qui sera la démonstratiun de la vanité des triomphes et du néafil de l'égoïsme. Les lauriers du vainqueur se fanent, et le vaincu , désarmé, reste debout. »
[ Rfvne de Rerlin. Cité dans le Journal drx iùIIpx et campaqties, . 16 février ISa^.i