MONSEIGNEUR DEGHAMP3, ARCHEVEQUE DE MALINES
Malines, le 30 août 1871.
Monsieur l'abué ,
. . . J'ai voulu vous lire, malgré mes grandes occupations; et, pour V réussir, j'ai fait ma lecture spirituelle de chaque nuit dans l'Histoire de saint Ambroise. Me voilà aux premières luttes du saint évêque contre l'arianisme; et, avant de vous suivre jusqu'au bout, je viens vous exprimer ma reconnaissance pour le grand travail que vous avez entrepris.
Saint Ambroise vit dans cette histoire , et c'est avec bonheur qu'on Tentend lui-même presque à chaque page. Mais ce qui donne une grande portée à votre ouvrage. Monsieur l'abbé , c'est l'analogie sous certains rapports du i\' siècle et du nôtre, où le christianisme se trouve de nouveau en présence de l'infidélité. 11 est vrai qu'au iv« siècle l'infidélité s'en allait, et qu'aujourd'hui elle revient!
Je n'ai pas besoin de vous dire avec quelle joie j'ai lu votre introduction , et parce qu'elle couronne si bien tout votre livre, et parce qu'elle proclame, à l'aide de saint Ambroise, l'infaillibilité du suprême magistère du Vicaire de Jésus-Christ
Agréez, Monsieur l'abbé, l'expression de mes sentiments bien dévoués en Notre-Seigneur.
Y V.-A. , Archevêque de Malines.