‹ Histoire de saint Ambroise (volume 3)Chapitre 32 sur 123 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

Ion la divine promesse , c'est contre lui que les portes de l'enfer n'ont pu prévaloir ^

Aussi la foi de Rome est-elle une foi pure et une lumière sans ombre; c'est la conclusion d'Ambroise :

Il faut croire au symbole des Apôtres , dit-il , l'Église romaine le garde et le maintient toujours dans une pureté sans tache -. — La parole de Pierre est immaculée; elle ne 7'eçoit pas d'atteintes des épines de l'impiété; et rien ne doit empêcher que la sainte parole ne sorte de ses lèvres "'.

Telle est la doctrine d'Ambroise, telle est sa foi docile en l'enseignement suprême, certain, irréfragable de cette Rome spirituelle, devant laquelle il veut que toute tête fléchisse et que tout cœur s'incline. Telle est sa reconnaissance envers celui dont il dit que Jésus étant sur le point de s'élever au ciel a voulu nous laisser dans Pierre comme le suppléant de son ar}iour\ On verra, par cette histoire, que l'autorité de Damase n'eut pas de plus vaillant défenseur que lui contre la compétition schismatique d'Ursin. La

1 Neque enim Pelrus morluus est, cui, juxta dominicain sententiam, inferi porta prœvalere non potuit. [In Luc. lib. VII, n. 5.)

2 Credalur Synibolo apostolorum , quod Ecclesia Romana intemeratum semper cuslodit et serval. (Epist. ^lii ad Siriciiim, n. o.)

3 Purus est sermo, cui nullas spinas expressa reliquit impietas. Lingua (Pelri] non habet spinas; sine impedimenlo débet exire.

[De Incarnat, cap. iv, n. 32.)

4 Quem (Petrum) elevandus in cœlum, amoris sui nobis velut vicarium reliquerat. [In Luc. lib. X, n. 174, 17n, 176.)

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