SON ÉLOGE FUNÈBRE PAR AMBROISE
Société indissoluble d'Ambroise et de Satyre. — Satyre se rend en Afrique. — 11 fait naufrage. Il est sauvé par l'Eucharistie ; il est baptisé par un évêque catholique romain, en Sardaigne. — Satyre tombe malade, revient à Rome, puis à Milan. — Bonheur des frères.
Dernière maladie de Satyre; sa constance et sa charité. — Tendresse d'Ambroise. — Mort de Satyre. — Deuil public. — Obsèques. Discours de l'évêque; la douleur fraternelle et l'espérance chrétienne. — Adieu et sépulture. — Le discours de la foi en la résurrection. — Le tombeau de Satyre.
Comme Marcelline, et avec autant de zèle, Satyre s'associait à tous les travaux de son frère. Leur union déjà si intime paraissait se resserrer davantage par l'habitude de chaque jour. Quand Ambroise et Marcelline pressaient Satyre de chercher une épouse, « il ne disait pas non , raconte l'évêque ; mais il évitait de se prononcer sur ce point ; il nous priait d'attendre. C'était la seule chose de laquelle il ne s'ouvrît pas avec nous ; non point certainement par indécision d'esprit, mais par réserve de conscience. Qui donc n'eût admiré cet homme qui, placé entre un frère évêque et une sœur vierge, reproduisait en lui la chasteté de l'une et la vie sacerdotale de l'autre, non par devoir d'état, mais par goût de vertu » ? »
1 Nobis quoque urgentibusdifferremagis consortium quamrefugerc videbalur, etc. {De Excessu Satyri lib. 1, n. 53; t. 11.1