LE CULTE ET LE TOMBEAU D'AMBROISE
auprès de lui ». Ainsi je prie tous ceux entre les mains de qui tombera cette histoire, d'être assurés de la vérité de ces faits; je leur atteste que mon affection pour mon maître ne m'a rien fait inventer : car il vaut mille fois mieux se taire que d'avancer un mensonge, puisque tout ce que nous aurons dit sera porté et examiné devant Dieu-. »
Le corps d'Ambroise avait été déposé sous l'autel de la basilique Ambrosienne, dans la place choisie par lui, à droite des deux saints martyrs Gervais et Protais.
Ce sépulcre devait avoir une glorieuse histoire.
Paulin . qui écrivait la vie de son illustre maître sous Jean, préfet de Rome, vers l'an 420, nous apprend que sa tombe était dès lors en singulière vénération ^ Paulin de Noie parle aussi des merveilles qu'opéraient les reliques de son ami , déclarant qu'Ambroise était pour Milan ce que saint Cyprien était pour Carthage, saint Félix pour Noie, et saint Vincent pour l'Espagne \ Ennodius de Pavie proclame au v'' siècle que , du fond de son tombeau , Ambroise semble tenir encore le gouvernail de son Église, et il l'invoque comme la lumière de son siège ^ Mais les
1 Ea quœ a probatissimis viris, qui illi ante me adstilerunt , et maxime ab sorore ipsius venerabili Marcellina didici, vel quae ipse vidi cum illi adstarem, adjulus oralionibus tuis et meritis tanti viri, breviter strictimque describam. (Paulin, in Vita Ambros., n. 1.)
2 Quamobrem obsecro vos omnes in quorum manibus liber iste versabilur, ut credatis vera esse quœ scripsimus, etc. [Ibid., n. 2.)
3 Quae gratia sacerdotis in illo loco usque in hodiernum manel. [Ibid., n. 48.;
4 Ambrosius Latio, Vincenlius exlal Hiberis. (Paulin, carm. xxix , edit. Veronœ.)
5 Vivit sepullus, et juvat Clavum tenens Ecclesia?.
Sedis mémento, lux, tuae...
(Ennod. hymn. xv, édit. de Galland-.)