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Histoire de Saint Augustin (apôtre des Anglais, archevêque de Cantorbery,) et du premier établissement du christianisme en Angleterre

Cette histoire de saint Augustin et de rétablissement du christianisme en Angleterre fait partie de la collection : Lives of the english Saints, publiée à Londres par divers membres de l'Université d'Oxford, et ministres anglicans, appartenant tous à l'école désignée sous le nom d'anglo-catholiquo ou puseyiste.

Le célèbre théologien M r J.-H. Newman avait d'abord donné a cet ouvrage la garantie de son nom; mais il a été ensuite jugé plus convenable de laisser à chacun l'honneur

et la responsabilité de son travail- Il n'en m existe pas moins , entre les auteurs de ces pieux écrits, une solidarité morale, car aucune protestation ne s'est élevée contre les doctrines émises dans tel ou tel volume de la collection, et l'autorité ecclésiastique a gardé sur l'ensemble un silence approbateur.

Les auteurs de la Vie des Saints anglais forment en réalité le noyau du parti puseyiste ; de là le vif intérêt qui s'attache à cette publication, peut-être plus propre que toute autre, par sa nature même, a mettre en relief les véritables sentiments d'une école qui grandit , se fortifie et menace dans son essence le protestantisme anglican.

Des circonstances indépendantes de notre volonté ont retardé l'apparition de ce volume, annoncé depuis plusieurs mois. Nous avons dû attendre que l'original, publié en deux parties, à une année d'intervalle, fût entièrement achevé, afin de réunir les deux volumes anglais en un seul.

La Vie des Sainti de l'Angleterre a commencé h paraître 1 h Londres en janvier 1844,

el l'ouvrage se continue depuis colle époque avec un succès croissant chaque jour. La pu-> bllcalion ne suit pas un ordre chronologique ; l'éditeur fait paraître les Vies par petits volumes in-18* à mesure que les ailleurs ont achevé leur travail } ainsi , la Vie de saint Augustin forme les numéros iti et xit de la collection»

L'ordre et la disposition de ce volume ap* partiennent exclusivement à Fauteur, dont nous avons reproduit avec exactitude les notes au bas des pages, en ayant soin d'indiquer celles que nous-même avons cru devoir ajouter. Nous avons placé un sommaire en tête des chapitres, afin de permettre au lecteur d'embrasser d'un seul coup d'œîl tout ce qu'ils renferment.

Nous constatons avec bonheur que les auteurs de ces Vies des Saints se sont attachés, quoique placés en dehors du girori de la vérité, à se conformer aux doctrines de l'Eglise catholique sur toutes les questions que devaient nécessairement soulever l'histoire des grands saints de leur pays, saints, dont ils tiennent,

après trois siècles d'oubli , revendiquer la gloire et proclamer les vertus. À de trèsrares exceptions près , ils ont triomphé des difficultés de leur tâche ; mais leur style trahit souvent les embarras de leur position, placés comme ils le sont entre les doctrines invariables de l'Eglise et les erreurs du public pour lequel ils écrivent, public qu'ils désirent éclairer sans fronder ses préjugés d'une manière trop violente. Cette situation critique les fait recourir fréquemment au style nébuleux des rélicences et des insinuations. Notre auteur n'a pas échappé à ce défaut général , quoi qu'il ait eu plus de hardiesse que certains de ses collaborateurs. Les passages de son livre qui manquent de précision, nous paraissent d'ailleurs suffisamment éclaires par les hommages qu'il rend a la vérité, dans le cours de l'ouvrage, et quelques notes, nous ont suffi pour rectifier les points qui pouvaient donner lieu à de fausses interprétations 4 .

i Nous nous apercevons cependant que , pour suivre trop fidèlement notre auteur, nous avons laissé échapper, en parlant des choses de l'Eglise , quelques expressions étrangères

Ajoutons que le révérend M r F. Oakeley remercie, dans un avertissement de quelques lignes, les amis qui Font aidé à recueillir les matériaux de son ouvrage ; il nomme en particulier le révérend Charles Mariott. M. À., du collège d'Oriel, a Oxford.

Si ce volume , comme nous n'en doutons pas , est goûlé du public catholique de la France, nous le ferons suivre de l'histoire

des autres grands Saints de l'Angleterre, écrite par les puseyisles; mais nous aurons soin que les volumes soient , comme celuici, parfaitement détachés les uns des autres, de manière à former chacun une œuvre complète et indépendante des volumes que nous pourrons publier ultérieurement.

Le but de notre travail serait atteint si, en familiarisant la France avec l'histoire reli-

à son langage, et qui peuvent ne pas rendre avec toute la rigueur désirable ce qu'elles ont pour but d'exprimer. Nous nous bornons , comme ces expressions ne renferment d'ailleurs aucune inexactitude grave, a solliciter l'indulgence dulecteur. On pourra nous reprocher, par exemple , d'avoir souvent désigné l'historien Béde comme saint, quoique l'Eglise ne lui donne que le titre de vénérable. Ces légères inexactitudes seront d'autant plus facilement excusées, que notre auteur est prolestant.

gidude de l'Angleterre, noué arrivions n éveiller dans les cœurs quelques sympathie» pour leâ hommes qui marchent a la letc du mouvement, dont ce volume est une des moindres productions*

P. Sê Les lignes qui précèdent étaient imprimées quand nous avons appris que plusieurs des écrivains qui ont concouru à la rédaction de la Vie des Saints anglais venaient d'embrasser le catholicisme, avec

le chef de leur école, le révérend John- Henry Newman. Cet événement ne fait qu'augmenter l'intérêt qu'offrait déjà celte instructive et pieuse publication.

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