‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 114 sur 147 · Conte des Escoliers et des Messiers · texte numérisé non relu

Conte des Escoliers et des Messiers

Molcj qui y demeura, ne furent trouvez tant de corseletz, harquebuses, piques, morions et hallebardes des Impériaux esparses çà et là, comme l'on vit, à ceste grosse rencontre de vendanges, de Térences, de De octo partibiis, de Pelissons, de Pro Milone ^ de Bucoliques de Virgile et escritoires là délaissés à ce chaud alarme. Mais devant le mois eslre passé, l'Université, toutes les chambres assemblées, avec bastons ferrez et non ferrez , soustenue d'un régiment d'imprimeurs tous hauts à la main , se jeta sans autre recognoissance sur ces maistres bonnetiers et associez, qui, renversez et rendus fugitifs, eurent tous leurs outils, chaudières, broches et autres instrumens cassez, brisez et abattus : qui a donné occasion aux chapeliers de se faire subroger au droit des bonnetz, l'usage desquels est bien endommagé. »

Ce fut comme une fatalité que les tumultes se renouvelassent de la sorte sous l'homme le plus amoureux de la discipline, et qui professait sur ce point des principes si arrêtés. Il semble que cela ait inspiré à Gouvéa le jeune le dégoût d'une carrière où l'on était exposé à de tels déboires ; peut-être aussi s'avoua-t-il qu'il y avait dans son caractère quelque chose d'incompatible avec la souplesse dont il faut souvent user quand on a des jeunes gens à conduire. Au commencement de l'année 1540, s'étant fait recevoir dans la société de Navarre, il abdiqua le gouvernement de Sainte-Barbe pour se livrer exclusivement à la théologie'. Aussitôt qu'il fut docteur, il partit pour son pays.

\. Launoy, Regii Navarrse gyinnasii historia, p. 271, 408 et

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OÙ sa capacité lui ouvrit l'accès des grandes affaires. Il fut conseiller du roi Sébastien, après avoir servi Jean III comme ambassadeur au concile de Trente. Jl mourut grand prieur de l'ordre de Saint-Jacques à Palraella, en 1576^

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