Duboulay, Hist. Unif>.,t.\l, p. 140 et
un différend qu'il eut , en 1 547, avec son régent de logique , pour avoir exigé que celui-ci fit ses leçons dans la salle affectée jusqu'alors aux exercices de la quatrième. Le logicien s'y refusa. Il y avait de ces choses, disait-il, sur lesquelles ne s'étendait pas l'autorité d'un principal, et l'honneur des collèges était du nombre. Les grands souvenirs scolaires, les coutumes sous l'empire desquelles avait fleuri l'enseignement, formaient un dépôt sacré dont la garde appartenait à là Faculté des arts. La gloire du corps ne subsistait que par celle de chacun de ses membres. C'était à la Faculté de dire si elle entendait que la philosophie fût chassée d'un lieu sanctifié en quelque sorte par le passage de ses plus grands maîtres.
Le recteur d'abord, et après le recteur la Faculté des arts, prononça que, pour l'honneur de la corporation et de Sainte-Barbe , l'appropriation des salles aux diverses classes resterait telle qu'elle avait été par le passé '.
Nicolas de Cormeilles , le régent qui remporta cet avantage , était un jeune homme incapable de s'en prévaloir au détriment des égards qu'il devait à son supérieur. Loin de là, il s employa de son mieux à faire oubliei* sa résistance, et il y réussit. Le professeur de physique étant venu à mourir au milieu de son cours, Cormeilles, à la demande amicale de Jacques de Gouvéa , consentit à être son remplaçant jusqu'à la fin de l'année '. Il cumula ainsi les deux régences de
1. Archives de l'Université, reg. 21, Séances du 2S janvier 1546 (v. st.) à la Sorbonne, et du 1 " février suivant à Saint- Julien le Pauvre.