Ci-dessus, p. 123 et 12S
nous être signalé', \ious tenons la preuve que, pendant au moins quinze ans, l'emploi de Jacques de Gouvéa fut d'informer au sujet des prises continuelles dont la marine portugaise avait à se plaindre de la part des navigateurs normands. En 1513, il s'acquitta de l'une de ces commissions avec tant d'activité et d'adresse, qu'il recouvra, à quelques onces près, toute une cargaison d'or, qui s'était déjà éparpillée entre une infinité de mains sur la place de Rouen. S'il échoua dans une autre affaire du même genre, qu'il poursuivit en 1527, ce fut parce que l'amiral de France avait commandité les corsaires, auteurs du méfait. 11 suffit de ces témoignages pour demeurer convaincu que notre principal ne fut pas seulement propre à instruire la jeunesse et à censurer des livres de théologie. On devra lui rendre encore cette justice qu'il préféra se ruiner en exerçant un ministère compatible avec la robe du prêtre, plutôt que de s'élever aux honneurs par la politique.
1. Nous (l^îvons la connaissance de ce livre à ]M. Ferdinand Denis, conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. C'est l'inventaire historique que feu M. le vicomte de Santarem a publié en 1842-1843, sous le titre de : Qiiadro elementar das relarocs polidcas e diplomaticas de Portugal coni as diversas potencias do mundo. Voy. t. Ill , p. 178 et 223.
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