‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 126 sur 147 · CHAPITRE XXVTH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVTH

Robert Certain. — Priiicipalats de Jacques de La Halle et de Jean Plielippeaux.

Celui à qui la succession des Gouvéa devait échoir, dans les calculs de Robert Dugast, était son neveu et filleul Robert Certain , personnage très-peu méritant, quoique son oncle eut pour lui une tendresse qui allait jusqu'à la déraison. Si la nature mit en lui quelques vertus, le temps n'en a pas laissé subsister la trace. Il n'est pas de ceux dont il a été écrit que leurs seules actions les peuvent louer ; ses actes au contraire nous le montrent sous le jour le plus défavorable. Intrigant, tracassier, cupide, il ne rachetait ses défauts ni par le talent ni par le savoir. Lorsqu'on sut que c'était de lui qu'il s'agissait pour diriger Sainte-Barbe, sept professeurs, Cormeilles et Leytao en tête , signèrent une protestation, qui fut portée par eux au recteur, avec prière de la transcrire sur le registre académique. Robert Certain y était représenté comme incapable non-seulement de conduire un collège, mais de s'acquitter de toute fonction universitaire. On donnait pour raison son excessive ignorance, résultant de ce qu'il avait passé dans les cuisines tout le temps de ses études '.

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