Archives de l'Université, registre 21, fol
recherches sur l'histoire de l'Église * ; eu même temps il investit son neveu des fonctions de procureur ou économe, nomination qu'il eut le droit de faire sans prendre la permission de personne. En mettant ainsi au premier rang un honmie que ses goûts devaient rendre impropre aux soins de l'administration, il inaugura le gouvernement d'un roi soliveau, sous le nom duquel Certain aurait l'avantage de mettre la main à toute chose.
Les fruits de cet arrangement ne se firent pas longtemps attendre. Juste un mois après l'établissement de la nouvelle direction , Robert Certain entraînait La Halle au tribunal du recteur , pour réclamer au sujet de ce que Gouvéa voulait, suivant son droit, signer les certificats d'études des élèves formés sous lui, et par conséquent percevoir les honoraires attachés à la délivrance de ces certificats. La cause de l'ex-principal, alité pour le moment , fut défendue par Marlimbos. On lui assura l'avantage qu'il revendiquait, en spécifiant de plus qu'il aurait une part dans les bénéfices à réaliser sur les élèves qui venaient d'entrer, et dont il avait été le directeur pendant trois mois. C'était là en effet l'intention évidente du parlement lorsqu'il avait transporté d'une année scolaire dans l'autre le terme auquel Jacques de Gouvéa devait déguerpir le collège. La sentence ainsi rendue fut confirmée par le chancelier de Notre-Dame ^
Après cette campagne peu fructueuse, Robert Cer-
1. Launoy, Régir Navarrie gyinnasii historia , p. 740; Duboulay, Hist. Univ., t. VI, p. 942.