Ardiives de fUniverslté, registre 21, fol
agO HISTOIRE
Telle était la notoriété de son insuffisance , que , dans l'arrêt du parlement relatif à la retraite de Gouvéa, il fut spécifié que Robert Certain, déjà proposé comme son successem', am^ait à recevoir sa nomination de la cour après qu'on aurait informé de son savoir et de ses mœurs. Il fut dit en outre qu'à l'avenir Robert Dugast ne mettrait pas de nouveau principal à Sainte-Rarbe , que le candidat n'eût subi les examens d'usage \ La coutume observée pour devenir principal était qu'on justifiât de sa capacité et de sa bonne conduite devant le cbancelier de Notre- Dame'; mais le parlement ne se mêlait pas de ces sortes d'affaires. De ce qu'il intervint cette fois il faut conclure, d'abord que Robert Certain et son présentateur s'étaient soustraits aux formalités de rigueur, et ensuite qu'on les réputait capables de pousser à bout une entreprise où , selon toute apparence, ils allaient écbouer, en essayant plus tard d'emporter la position par la même manœuvre.
Cela fit crouler en partie les calculs fondés sur le prochain principalat de Certain. Soit que celui-ci ait eu la honte de succomber à l'information , soit qu'il n'ait point osé en courir la chance , Robert Dugast dut se pourvoir d'un autre sujet ; mais l'esprit inventif de l'avisé Normand lui suggéra une combinaison propre à se procurer d'une manière détournée ce qu'il ne pouvait obtenir ouvertement. 11 présenta pour principal de Sainte-Barbe un théologien de Navarre, nommé Jacques de La Halle, paisible érudit qui s'occupait de