Duboulay, Hist. Univ., t. V, p
DE SAIISTE- BARBE. 33
Barbe à la vue de ce sinistre édit. il était mis en demeure de renier sa foi philosophique, de détruire de ses mains le piédestal où s'était élevée sa réputation, et de se faire aux yeux de ses disciples le persécuteur des grands maîtres dans le respect desquels il les avait toujours entretenus. Plutôt que de se manquer à lui-même d'une façon si complète, il aima mieux abdiquer. H s'entendit avec son frère pour céder le collège, résolu de se consacrer désormais à l'enseignement de la théologie. Mais l'acquéreur fut choisi de telle sorte que, si le nominalisme relevait jamais la tête, Sainte-Barbe fut le lieu d'où partiraient ses premiers coups.
C'est ainsi qu'à Jean Lenormant succéda Martin Lemaistre, son élève préféié, l'homme qui, par son talent d'orateur et d'écrivain, était considéré comme l'espoir du parti.