‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 13 sur 147 · Duboulay, Hist. Univ.^ t. V, p · texte numérisé non relu

Duboulay, Hist. Univ.^ t. V, p

parvenir à une majorité pour les élections qu'elle avait à faire dans son sein. Le confesseur, qui était évêque d'Avranches , fut envoyé à Paris avec Tordre d'aviser à une réforme, en s'éclairant des lumières d'une commission dans laquelle entreraient des représentants des deux opinions. Cela fut exécuté, mais de la manière la plus perfide ; car tandis qu'on réunit tous les athlètes du réalisme, on ne mit avec eux, pour leur faire contre-poids, que des maîtres qui n'avaient jamais brillé par l'enseignement de la philosophie. Geoffroi Lenormant fut du nombre. On appela le professeur émérite de grammaire dans le champ clos où il aurait appartenu à Jean Lenormant de figurer avant tous les autres, et on put faire sonner le nom de Lenormant aux oreilles du public, qui connaissait la renommée des deux frères, mais qui ne savait pas les distinguer l'un de l'autre par leurs études spéciales.

Les commissaires n'eurent qu'à opiner du bonnet sur des conclusions depuis longtemps arrêtées. Ockham et ses disciples furent condamnés. On demanda la destruction de leurs livres et l'obligation pour les .professeurs et principaux de jurer qu'ils ne les expliqueraient plus ni ne les laisseraient expliquer à l'avenir, sous peine de bannissement perpétuel. C'est là-dessus que fut rédigée l'ordonnance de 1474, oii le roi chargeait le premier président du parlement de se faire apporter tous les livres de philosophie des collèges, pour les trier, et mettre à néant ceux qui contenaient la mauvaise doctrine *.

Qu'on juge de la douleur du principal de Sainte-

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