S8 • HISTOIRE
de pots et de gobelets attendaient ceux qui feraient l'ascension de la montagne*.
Le rectorat de notre principal tombait sur la fin de l'année scolaire. Il fut paisible. Le seul événement d'importance qui le signala, la mort de Louis XI, n'était pas de nature à jeter la perturbation dans l'Université. On n'eut qu'à poursuivre auprès du nouveau gouvernement la confirmation des privilèges, et on se félicita de le trouver sur ce point de meilleure composition que celui du feu roi^
Les registres de la Faculté de médecine nous apprennent qu'Etienne Bonet fut reçu licencié en 1484, et qu'il devint, l'année suivante, l'un des quatorze docleurs-régents qui enseignaient l'art de guérir à Paris. Sans l'excessive rigueur avec laquelle la Faculté maintenait l'observation de ses statuts, il serait arrivé là deux ans plus tôt, car il s'était présenté à la licence dès 1482 ; mais, pour n'avoir pas accompli divers actes surabondants de l'exarrten, il fut refusé. Ni ses larmes, ni la bonne amitié avec laquelle ses concurrents proposèrent d'attendre qu'il se fût mis en règle, ne purent attendrir les juges. Il fut remis à la promotion suivante, c'est-à-dire à deux ans, parce que les licences en médecine ne se conféraient que les années paires^
Ce ne fut pas le seul désagrément qu'il eut avec les examens. Pour ceux de ses élèves, il fut obligé de se mêler, en 1487, à l'un des procès incessants que ces épreuves engendraient dans la Faculté des arts.
1. Archives de l'Université, registres n° JO, fol. 82, et n° H, fol. 227