‹ Histoire de Saint-Barbe (volume 2)Chapitre 69 sur 147 · Archives de l'Université, registre 16 , fol. 169 et · texte numérisé non relu

Archives de l'Université, registre 16 , fol. 169 et

était une distribution d'argent qui se faisait chaque semaine à une certaine messe où tous les maitres de la même nation étaient tenus d'assister. Les procureurs siégeaient en outre avec le recteur au tribunal académique.

Buchanan fit remarquer sa parole élégante et facile dans le petit discours qu'il prononça pour remercier ses collègues après son élection \ L'usage était de récompenser le procureur dont on avait été satisfait, en le continuant deux mois de suite : on le jugea digne de cette marque de confiance. 11 a laissé sur le registre de la nation d'Allemagne un échantillon de la verdeur de son style par le récit qu'il y a consigné d'une cause universitaire jugée avec son concours, pendant qu'il était en fonction. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette page, qui concerne l'un des héros de notre histoire ^

Au premier changement de recteur qui eut lieu l'année suivante, les Ecossais, à qui c'était le tour de fournir l'électeur de la nation d'Allemagne, acceptèrent à l'unanimité la proposition qui leur fut faite par Robert Wanchop, leur doyen, de confier leur mandat « à cet homme capable, le doctissime en grec et en latin, maître Georges Buchanan \ » Ses compatriotes pensaient Sans doute lui frayer par là le chemin à la première dignité universitaire. Quoiqu'il possédât à un degré éminent toutes les qualités requises pour le rectorat, il n'y parvint ni cette fois, ni jamais, par une raison qu'il n'est pas difficile de deviner.

\. Archives de l'Université, loc. cil.

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