Entré le 25 frimaire an IX (16 décembre
3. Hommages poétiques à Leurs Majestés impériales et royales sur la naissance du roi de Rome, recueillis et publiés parJ.-J. Lucet et Eckard. In-4% Paris, 1811.
4, Odes nationales, Paris, in-18, 1812. — Le passage du Niémen, le Rétablissement de la Pologne, l'Anniversaire de la naissance du roi de Rome, odes suivies de fragments traduits de Juvénal,
de plusieurs chants, il avait besoin de s'inspirer par le spectacle de la guerre. En conséquence il s'engagea en 1813, et partit pour l'Allemagne avec le grade de sous-lieutenant au 37'' léger. Il assista aux deux batailles de Bautzen et de Leipsick. Après la première , il fut décoré de la main de l'Empereur ; il fut tué à la seconde.
Sainte-Bai be conserve la lettre que le préfet de la Seine lui écrivit au sujet du poërae proposé pour être lu à la distribution des prix de l'an XII. Cette pièce est tout entière de la main de M. Frochot. Elle est ainsi conçue :
u J'ai reçu et j'ai lu avec intérêt votre poème de Melpomèiie. Cet ouvrage annonce un vrai talent, que l'expérience et le goût peifectionneront. Vous êtes encore dans l'âge où l'imagination a besoin d'un guide éclairé pour réprimer parfois ses écarts et pour diriger son vol. Consultez souvent un ami sûr; vous le reconnaîtrez à la sévérité de ses jugements, comme vous reconnaîtrez les ennemis de vos succès à l'exagération de leurs éloges. Polissez votre ouvrage et le repolissez, voilà tout le secret des gi'ands maîtres. Si vous faites comme eux, vous parviendrez au but où tendent vos vœux et vos efforts.
« Vous voyez , Monsieur , que je suis de vos amis , et c'est parce que j'ai reconnu dans votre ouvrage le germe du talent poétique que je me suis permis de vous faire des observations que vous prendrez sans doute en bonne part.
Claudien et Sénèque. In-12, 1812. — Homère ou l'Origine de riliade et de l'Odyssée, poëme suivi de fragments d'un poëme intitulé Charleniagnp, Paris, in-IS, i81i.
DE SAliNTE-BARBE. 4"
« J'aurais désiré que \ous eussiez pu lire à la distribution du concours votre pc^ëme en entier; mais il m'a semblé que cela n'était guère possible. L impatience des concurrents ne saurait supporter la lecture d'un ouvrage de longue haleine. Je vous invite donc à en faire une analyse, dans laquelle vous insérerez les morceaux les plus saillants. Je ne vous les indique pas, parce que vous les connaissez aussi bien que moi. Vous pourrez d'ailleurs consulter à cet égard M. de Lanneau et le professeur de belles-lettres de votre école, à qui je ferai part de mes instructions relativement aux lectures qui auront lieu \ »
Quel encouragement pour la jeunesse, lorsqu'elle voyait ses travaux être hors du collège l'objet de cette attention paternelle, et que celui qui lui'en donnait la inarque était le premier magistrat de la cité !
Il fut établi en 1 803 que les plus brillants lauréats du concours général des Écoles centrales seraient proclamés et récompensés de nouveau , en même temps que ceux du lycée de Paris et du prUanée de Saint- Cyr, dans la séance extraordinaire de 1 Institut où le ministre de l'Intérieur venait couronner les grands prix de médecine, de pemture, de sculpture, d'architecture et de musique. Les noms barbistes de Paris, Feucbères, Darracq, Hello, Brunel, etc., retentirent dans ces solennités, qui ne durèrent pas longtemps, du moins pour les études classiques. La disposition de 1803 fut abolie lors de la création de l'Université impériale, et déjà, depuis 1805, elle se réduisait à proclamer les deux premiers grands prix dans l'ordre des