Théâtre des antiquitez de Paris, p
5. Pasquier, Recherches sur la France, t. VU, ch. 6; Histoire du Théâtre-Français, t. III, p. 278.
DE SAl^TE-BARBE. H5
pence *. On en trouverait bien d'autres, si on lisait les préfaces de tous les livres de classe ou de tliéolo^^ie ppibliés depuis que l'imprimerie existe. Reims était si bien considéré comme un bôtel à l'usage des princes de la science ou de l'enseignement, que le premier article de l'un de ses règlements prescrivait aux pensionnaires de porter respect aux personnes distinguées qu'ils rencontreraient dans la cour^ Ce règlement est moderne; les pensionnaires dont il parle sont ceux des pédagogies qui eurent leur domicile dans le collège. ÎSousen trouvons une, habituée depuis 1720 aux classes du collège de Beauvais, qui survécut à l'Université, et qui, après s'être maintenue pendant toute la Révolution, se fondit dans Sainte-Barbe.
En 1763, l'École de droit fut transférée dans les salles basses de Reims, en attendant l'exécution du monument projeté par Soufflot devant la façade de l'église Sainte-Geneviève ^
On ne voit pas' que Reims ait jamais eu, malgré le voisinage, beaucoup de rapports avec Sainte-Barbe. Pour les tempes anciens un indice d'hostilité résulte de ce fait, qu'un régent de Reims, après la mort de notre Martin Len)aistre, y professa publiquement le scotisme, bien plus rapproché de la doctrine réaliste que
1 . Cl. Etpencœi thcol. Paris. Flodoiporicon, seu Sylva cui titulus G'idn. In-4°, Paris, Io6o. La préface est datée, Lutetix, e.v xdibus Rlienixis.
2. Imprimé en placard sans date de temps ni de lieu. Il est intitulé : a Règlement pour les pensionnaires et caméristes du collège de Reiins. »
3. Titres domaniaux de R.eims, aux Archi>^s de l'Empire, S, 6oo9.
des principes crOckam. C'était Pierre Tartaret , de Lausanne, dont l'histoire de la philosophie a conservé le nom. Il fit plus d'un prosélyte. Toutefois, si les b^bistes s'en fâchèrent d'abord , ils durent passer condamnation plus tard, lorsqu'ils virent leur Jean Major emprunter à cet astre quelques-uns de ses rayons. Depuis la Renaissance , la profession littéraire ne fut jamais telle à Reims qu'elle ait eu de quoi alarmer ses voisins , et lorsque les deux collèges n'eurent plus d'écoliers qui leur appartinssent, tout motif de dissension disparut. Sous Louis XIII, Reims fit acte de complaisance envers Sainte-Barbe en offrant un abri aux matériaux employés pour la reconstruction de la rue d'Ecosse. Henri Berthould, qui faisait faire cette reconstruction, témoigna sa gratitude par le don d'une chasuble à la chapelle dé Reims \
Voici , probablement avec des lacunes , la suite des principaux qui gouvernèrent le collège champenois, depuis son rétablissement par l'annexion de Rélhel.
Thomas Gerson '\ de la famille de Jean Gerson (1446).
Pierre Marie ou Marié, vers 1460 ^
Nicole Bourgeois, recteur de l'Université en 1485, chanoine de la Sainte-Chapelle en 1 497 ^
1. Comptes du collège Sainte-Barbe, pour les années 1G35-1038. Archives de l'empire, H. 2808^.
2. Sentence pour le collège de La Marche contre celui de Piethel. Archives de l'empire, M. 171.
3. Procès entre Simon Dugast et Nicole Bourgeois. Archives de l'Empire, S. 65S9.
4. Duboulay, Histoiia Universitatis Paiisiensis, t. ^ , p. 023; procès contre Simon Dugast, 1. c.
Dominique le Cirier , vers 1520. 11 est le premier qui ait pris le titre de principal; ses prédécesseurs s étaient simplement appelés Maîtres du collège de Reims \
Jean Deruel ( 1 533-1 550 ). Le promoteur de l'Université requit contre lui, en 1549, la privation des privilèges académiques, parce que^ses élèves avaient fait dans Paris une promenade au tambour ^
Jean Vasseur, dont le nom apparaît depuis 1554. Il fut l'un des chefs de la résistance contre les Jésuites, et décida Estienne Pasquier à se charger de la défense de l'Université ^, dans le fameux procès de 1 564.
Charles Gilmer , institué par arrêt du Parlement en 1 577 '*. Il fut deux fois recteur. ^
Jean Morel , auteur de l'association de son collège avec celui du Mans, dont nous avons parlé ci-dessus. Il vivait encore en 1 627 ^