Circulaires du 2 et du 30 septembre
se considéra comme « un sergent- major d'études languissantes sous le tapage d'un tambour et morcelées sous les couleurs militaires*. »
Cependant Napoléon, aux prises avec la fortune, affectait de poursuivre, au milieu des plus profonds soucis, l'accomplissement de tous ses desseins. Le lendemain de la bataille de Dresde, il reprit ceux qui concernaient l'Université. Un même décret érigea en lycées impériaux les vieilles écoles des villes hanséatiques et les deux' ci-devant collèges de Sorrèze et de Juilly^; des ordres pressants furent envoyés à Paris pour qu'on hâtât les préparatifs des créations, décidées depuis deux ans. Bientôt un article du Moniteur informa le public que les maçons venaient de s'emparer des deux collèges contigus d'Harcourl et de Justice^, afin de les convertir en un lycée où Ion pourrait placer quatre cents élèves*.
Cette nouvelle allait à l'adresse de M. de Lanneau, qui se résigna dès lors à son changement de condition. Il attendit, ayantsans cesse devant les yeux le moment auquel il ne fallait plus songer à se soustraire. Mais avant de se faire entendre pour lui, l'heure fatale sonna pour l'Empire. Le territoire fut envahi. Les Bourbons revinrent à la suite des armées alliées.
Changer de gouvernement ne fut que changer d'inquiétude pour les hommes qui, ayant joué un rôle dans la Révolution, ne se sentaient pas d humeur à renier ce qu'il plaisait aux nouveau-venus d'appeler
i. Lettres de P.-A.-V. de Lanneau, p. 37.