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avait consenti; des actes innombrables, délivrés par la chancellerie romaine, en conservaient partout le témoignage. Nul n'avait le droit d'appeler la vengeance sur les faits d'un passé aboli.
Quoi qu'il en soit, un député de la Chambre introuvable'crut servir son pays et l'humanité en se livrant à une sortie furibonde contre les hommes dont il s'agit'. 11 s'en prit particulièrement à ceux qui avaient été employés dans l'enseignement, soit au Prytanée, soit aux Écoles centrales. H les dépeignit comme « le plus vil rebut de la société, » en adjurant le gouvernement de les chasser jusqu'au dernier des maisons d'éducation, oij plusieurs se cachaient encore ; et le gouvernement fit flèche de ce bois pour montrer sa vigueur, en jetant sur le carreau un certain nombre de victimes. Le signal une fois donné, la persécution continua par les soins des complaisants qui ne manquaient dans aucune administration.
M. de Lanneau avait son induit et tous les actes qui le mettaient en règle vis-à-vis de T Église. Cela ne lui servit pas plus que ce qu'il avait fait pour la religion, dans le temps que les nouveaux vengeurs de celle-ci se cachaient à l'étranger, ou bien gardaient le silence. Comme on affectait d'être plus royaliste que le roi, on affecta aussi d'être plus catholique que le pape. Le restaurateur de Sainte-Barbe obtint, pour toute grâce, de choisir parmi les personnes autorisées par la loi un successeur à M. Mouzard, décédé. 11 subit l'humiliation qu'on infligerait à un instituteur déclaré déchu de ses fonctions par indignité. 11 fallut que, lui présent
d . Séance du 31 janvier. 1816.
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dans sa maison, un étranger eût la signature et toutes les prérogatives du Directeur.
Un honorable professeur de Louis - le - Grand, M. Adam, accepta ce rôle, et le remplit pendant trois ans de manière à ménager un cœur dont il connaissait toute la délicatesse. La douleur ne laissa pas d'être grande pour le chef légitime blessé dans son honneur. Il ne fut pas moins lésé dans ses intérêts, car on pense bien qu'il ne marchanda pas la rétribution d'un homme qui dut renoncer à sa carrière pour lui rendre service. M. Adam eut un intérêt dans les bénéfices de la maison. Par là Sainte-Barbe se trouva grevée d'un lourd impôt, ajouté à celui qui pesait toujours sur elle par suite de l'association malheureuse de M. de Lanneau avec M. Miellé.
Un autre coup non moins cruel suivit cette désastreuse déchéance. 11 partait des mêmes mains. Grâce aux explications sans nombre que l'Université, depuis qu'elle existait, avait été amenée à donner au sujet de la fameuse rétribution, on trouva des textes pour établir que ce tribut était exigible des enfants de l'école gratuite attachée à Sainte-Barbe. Prétendre que l'État devait bénéficier sur une œuvre de charité, qu'était-ce autre chose que défendre par un moyen détourné la continuation de celte œuvre? L'établissement de la Poule-qui-pond îxxi fermé à la fin de 1816.