I. Arrêté tlu Premier Consul en date du 8 vendémiaire an IX
larmes. Fourcroy, qui était déjà directeur de l'instruction publique , crut qu'il serait facile d'effacer de la liste le nom de l'enfant : son pouvoir y échoua, de sorte que, pour tirer la pauvre vieille dame de l'alternative où elle se trouvait de se séparer de son petitfils ou de renoncer à lui faire faire son éducation, il n'eut pas d'autre ressource que de s'adresser à l'humanité de M. de Lanneau. Si raalsonnant que fût alors le nom de Desmoulins, si peu assurée que se montrât la faveur de Fourcroy, M. de Lanneau s'empressa de recevoir l'orphelin au nombre de ses pensionnaires gratuits'.
De pareils actes n'étaient pas une bonne recommandation pour obtenir les avantages promis par la loi de floréal. Aussi, Icftsque le directeur de Sainte- Barbe demanda la concession gratuite de la partie du collège qui était restée dans le domaine de l'Etat, il se vit dans le cas des solliciteurs auxquels on juge à propos de ne pas répondre. Cependant M. Frochot lui-même avait transmis sa demande dans les termes les plus expressifs^, et tous les rapports du préfet n'avaient cessé, depuis l'origine, de représenter sa maison comme le modèle des Ecoles secondaires du département. Elle était inscrite la première sur la liste de ces écoles. Enfin, si quelqu'un avait des titres aux récompenses promises, n'était-ce pas l'homme dont l'éloge était dans toutes les bouches ?
En cela, comme dans tout le reste, M. de Lanneau subit sans se plaindre les exigences du temps. N'ayant